28 septembre 2007

Message à mes futurs gendres

Un petit avertissement aux futurs salauds qui vont oser sortir avec mon héritière légale. Je n'en ai qu'une, comment peuvent-ils me faire ça!
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On est chez le boucher du quartier.

- Oh, m-e-n-o-u-m, regarde les steaks. On mange ça, ok? Beaux comme ça, ça sent encore le paturage et la luzerne.

- Nooooon, père digne et plénipotentière (bon c'était pas tout à fait ça mais genre). On mange des saucisses.

- Encore? C'est ça qu'on a pris la dernière fois. Regarde ces steaks!

- Nooooon, les saucisses, allez.

S'ensuit un semblant de débat que bien entendu, elle gagne.

- Bon ok, va pour les saucisses, pleurai-je, en lâchant un profond soupir de quelques râlements bien sentis, pour impressionner la galerie. Évidemment, le boucher, boucher de son état, ne se peut plus devant notre scène familiale divertissante.

On se dirige donc vers les osties de saucisses, et là j'ai droit au regard satisfait de l'héritière qui me lance, avec l'assurance d'un 18 roues pas de freins qui dévale une pente à 70% de dénivellation:

- Héhé, trouves-tu ça plate que je sois cute?
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Vous allez en baver les gars. Bien fait, vous aviez juste à pas toucher à ma fille, érectomanes finis!

Non non j'ai pas hâte

En décembre sort ZE coffret Blade Runner... cinq DVD, pas un de moins. J'ai pas hâte pantoute.

24 septembre 2007

Grand sondage «Human interest»

Ah l'amitié, quoi de plus beau, de plus noble, de plus pur! Quand c'est bien fait évidemment, car l'amitié, c'est comme le reste, ça peut se cochonner drôlement vite.

La question ne date pas d'hier : jusqu'où iriez(e)-vous(e) pour(e) un(e) ami(e)?

Je me lance le premier :

Je donnerais le foie, le pancréas, les gonades, le coeur et l'absence exacerbée de charisme de Joël Legendre. C'est pas un formidable plaidoyer d'amour ça?

Et vous? (comme aimait dire la vieille dame dans sa galoche, mais elle savait quoi faire)


Et rappelez-vous, Joël a pris le pari de toujours dire la vérité. Seriez-vous aussi intègre? On en doute, on en doute...

21 septembre 2007

Couleur sépia

Certains changements dramatiques dans le développement de l'habitat humain laissent pantois. Mais il ne faut pas se leurrer. Ce n'est pas parce que ça vient de loin que c'est nécessairement meilleur, et l'utilisation outrancière du sépia dans des photographies avant/après ne trompent personne.

Pour preuve : ces changements délirants de l'environnement urbain à Dubai (Émirats arabes unis) et Kamouraska. Ils vous prouveront hors de tout doute que nous aussi, on peut quand on veut. Et on veut beaucoup. Attention, gare au choc culturel!


Qui n'est rien comparé à...


Ça fait rêver, au bas mot.

20 septembre 2007

On vous sonde là, restez éveillé Monsieur Caron

Toi, peuple! Oui toi! Sens toi sondé!! Une autre analyse scientifique de nos sbires du Journul. Mon dieu que la pédophilie n'a pas la cote ces temps-ci, c'est à n'y rien comprendre.


«Êtes-vous en faveur que votre voisin mal habillé à l'hygiène corporelle douteuse insère son pénis en érection dans une fillette de 8 ans». Assez surprenant que les gens votent «non».

Eh bin.

J'ai déjà hâte aux prochains sondages Imbécile Imbécile Marketing:

«Êtes-vous en faveur d'être en vie? »

«Êtes vous en faveur du droit de manger?»

«Respirer : un droit ou un acquis?»

«Devrait-on lapider François Paradis?»

19 septembre 2007

La réphorme skolaire va trais bienne

Un achat impromptu ce soir m'amène au dépanneur, où j'ai fait connaissance avec les joies de la réforme scolaire.

En effet, la jeune dame caissière de son état a utilisé une calculatrice pour résoudre la difficile équation suivante.

8$ plus 8,50$.

Ça ne s'invente pas. Ces maudits chiffres après la virgule, ça mélange tout le monde aussi, ça devrait être proscris.

J'avais envie de lui poser une colle d'algèbre élémentaire, mais j'ai eu peur qu'elle me réponde:

«Ah oui l'Algèbre, ça je connais bien. Zidane vient de là non? C'est là que les bédouins vivent, et ils ont de la misère avec la bande de Gaza, une bande criminalisée. Il est temps que les États-Unis interviennent pour l'arrêter lui aussi, monsieur Gaza.»

L'éducation, c'est si beau.

15 septembre 2007

Cadavres exquis

L’adolescence fut pour moi une réelle crucifixion quotidienne. Sans le bienfait d’être réhabilité une fois mort, s’entend. Vivement l’âge adulte, que mes pairs puissent m’accueillir en leur sein, que je puisse dialoguer d’égal à égal. Ah! Voilà qui a motivé mes études. Une lueur d’espoir dans le vide spatial qui m’habite depuis trop longtemps.

Promu meilleur étudiant de mon niveau, je caressais déjà tout le potentiel de ma situation. Enfin je pourrai leur montrer que j’existe, que j’ai des choses à dire moi aussi. Que je peux tenir conversation, débat, que je suis. Que je suis!

Et me voici maintenant, pleinement certifié selon l’état, professionnel de ma profession. Enfin. Je peux prendre ma place devant l’humanité, dire en toute grâce « je suis ici ». Et discuter, sans jamais me faire rabaisser, sans jamais me sentir humilié ou inférieur.

Ah, si j’avais connu cette joie plus jeune, peut-être aurais-je été moins déçu. Ou peut-être pas. Mais pour l’instant, ce qui importe vraiment, c’est que pour une fois je me retrouve devant des gens pour qui mon opinion est importante et mérite d’être entendue. Oh!, pas que j’ai tant de choses à dire. Mais au moins, ils m’écoutent, ne me coupent pas la parole. Chacun de mes mots, toutes mes phrases savamment construites trouvent écho. Enfin! J’avais bien raison de me méfier de mon parcours de jeune étudiant. Le bonheur se trouve dans l’âge adulte, alors que tous assument leurs choix, alors qu’on se retrouve entre nous, groupés, soudés, tissés serrés telle une courtepointe.

Ce soir, j’ai exposé mes opinions sur la paix dans le monde, le dézonage agricole, la situation au Moyen-Orient, l’alimentation équitable, la notation des bulletins. Aucun mot de discorde, personne pour me dire que j’étais stupide ou simplet. Tous, béats d’admiration devant mon argumentaire, se tenaient cois.

Je me sentais si… heureux. J’avais enfin trouvé le bonheur. Ce bonheur d’être en contrôle de la situation, de diriger le flux des idées. Neuf, ils étaient neuf devant moi à ne rien dire, à m’écouter simplement.

Tout ceci aurait pu continuer des heures durant. Mais je suis un professionnel. Je ne laisserai pas mes objectifs personnels outrepasser mon travail, non! Il est 5h du matin maintenant, il se fait tard pour moi, mais chez Michel, coroner de fonction, le cadran sonne. Il sera ici dans 90 minutes, par affaires.

Un à un, pour mes neuf macchabées, je refermai les sacs et les repoussai chacun dans leurs nefs mortuaires. La mort dans l’âme, je quittai la morgue. J’ai déjà hâte de revenir ce soir. Je leur parlerai des derniers débats linguistiques au pays. Avec un peu de chance, aucun d’entre eux ne me coupera la parole…

11 septembre 2007

Merci champion!

Je ne verrai plus les mutants de X-Men de la même façon maintenant. Ouashe. Merci Pat!

Et tout ça sans épidural

Anxieux, Simon pénétre l'enceinte de l'hôpital. Ça tombe rudement bien, il est ici justement pour cela.

- Monsieur?

- Oui voilà.

- Regarde mon grand, ou bien tu me fais de l’attitude et tu expliques aux 153 polytraumatisés dans la salle que tu leur gosses du temps au profit d’une attitude rebelle lue dans le Voir, ou bien tu me donnes ton nom et on procède car, accessoirement, j’aimerais dîner.

- Simon.

- Bon. Obstétrique, 4e étage, second couloir, prend l’ascenseur à ta gauche – non, l’autre gauche – ensuite à droite, mais pas la droite tout de suite, l’autre droite. Tu fourches au vieux monsieur qui tremble, bois de l’eau, vas en prison sans réclamer 200, et à la pile de revues l’Actualité de 1977, c’est là.

- Merci.

Anxieux, Simon attend que son nom résonne dans l’inter-conne. Chose qu’il déteste d’ailleurs, que son nom résonne. Mais ç’aurait pu être pire, quand on y pense, ça… En fait, non.

MONSIEUR SIMON, SALLE B12. MONSIEUR SIMON, SALLE B12.

- Ça doit être moi.

Pour faire bref, Simon n’est pas du tout au bon endroit et se rend compte un peu tard qu’un nettoyeur à sec n’avait pas d’affaire dans un hôpital. Il avait pris la mauvaise droite.

De retour dans l’établissement de santé, il refait toutes les étapes qui le mènent ultimement à la salle B13. Enfin.

- Ce sont vos premiers parents?

- Euh… oui oui. Je suis un peu nerveux, je ne sais pas ce qu…

- Chut. Je les sens pousser. Allongez-vous.

Sans sans rendre compte – peut-on le blâmer avec tout ce qui arrive – Simon est dilaté à 73. Son simoncologue, surpris, annula ses rendez-vous subséquents.

- Poussez, jeune homme.

- Je ne fais que ça.

- Non non, pour vrai.

Poussant un cri de mort, Simon accoucha de sa mère. Une femme chétive, maladroite et décidemment mal coiffée. Ses premiers mots furent tout de suite réconfortants:

- Tu vas avoir froid habillé de même.

À peine eut-il le temps de pondérer cette phrase que Simon obliqua vers la gauche, en proie à de violentes douleurs.

- Il y en a un deuxième! - s’écria le médecin traitant, sans trop de surprise de sa part.

Soixante-douze heures plus tard, Simon extirpa de son système son père, encore saoûl, qui lui prodigua son premier conseil.

- Ouais chu un peu, ahahah, comme chur… rgargarga.

C’est ainsi que Simon accoucha de ses parents, que l’on ne choisit pas.

Naïf et heureux, il termina sa vie en centre hospitalier de longue durée, opéré pour une infection post-accouchement qui l’infecta jusqu’au bout des lèvres. Mais il ne regretta rien, sauf l’avis de ses enfants qui accoucheront de lui dans 14 ans.

8 septembre 2007

Born Borg

We are the Borg. You will be assimilated. Resistance is futile.

Vendredi soir, je descends tranquillement l'avenue Robert-Bourassa (bin quoi, j'essaie de m'habituer). Il n'est pas trop tard, le soleil vient de puncher out, et la rue frétille de gens. Ok une rue ne frétille pas mais je voulais remplir mon quota de mots en «f» avant 15h, voilà qui est fait.

Bon, BREF. Rue, soleil, blabla, passe devant un café, il y a cinq personnes dedans, dont deux jeunes 'moizelles qui se sirotent une boisson dans la face - jusqu'ici tout va bien, mais ça dépend de la face me direz-vous. Eh bien, devant chacune d'elle se trouve un ordinateur ouvert. OUVERT, l'écran levé, tout le kit. Elles étaient face à face hein.

Deux tables plus loin, un type fait la même chose, mais a la décence d'être attablé seul. Mais je ne sais pas, sa dame est peut-être aux chiottes avec le portable, question de ne rien manquer, ou de googler «alternative au papier hygiénique» en cas de besoin pressant dû à une pénurie momentanée de la précieuse ressource blanchie, pour plus de confort.

Au coin de rue suivant, trois femmes - c'est clairement la soirée des dames sur Avenue du Parc-Bourassa - traversent la rue au feu vert (déjà quelque chose ne tourne pas rond). 66% du lot a son cellulaire de greffé dans l'oreille. Mais comme visiblement la greffe a mal tourné, elle doivent le tenir d'une main, monopolisant ainsi tout un bras qui avait autre chose à faire ce soir là, par exemple finir cette foutue partie de bridge voleur commencée la veille.

Je me sentais bien nu. Premièrement je l'étais, mais surtout je n'avais absolument rien sur moi qui nécessitait un branchement WIFI ou un satellite ou que sais-je pour communiquer. Oh, j'avais bien mon appendice labial, mais je suis de mon temps, pensez-vous, je ne vais pas commencer à parler aux gens, on va me retourner dans la ferme expérimentale.
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Évidemment, j'écris tout ça vissé sur mon gagne-pain alors qu'il fait beau dehors. Mais j'y suis allé dehors, 12 minutes, prendre l'air, et je ne songeais qu'à une chose. «Faut entrer écrire ces crisses de critiques-là dont on se fout éperdument, au demeurant.» La preuve qu'on ne peut pas avoir le beurre et l'eau du bain du bébé en même temps.

4 septembre 2007

Joey Tardif n'est pas mort

Oui oui, j'ai tapé «Joey Tardif» dans Yutübre.

Non seulement ce restant de Stardust n'est pas mort, mais il déclenche une véritable hystérie parisienne, sans nul doute grâce à la superbe (je pèse mes mots) housse de grille-pain en phentex qui lui sert de couvre-chef.

Notez avec moi l'état de grâce dans lequel se trouve cette foule massée à l'avant-scène qui, ma foi, cache mal son bonheur.

3 septembre 2007

Jousons avec Philémon

C'est congé, il fait si beau et évidemment je suis vissé à mon poste de travail. Cette idée de dépendre d'antidépresseurs hors de prix aussi.

Tant qu'a être là et à compter les stigmates sur mon avant-bras droit, amusons-nous.

Jeu: trouvez dans les articles suivants LEQUEL est issu de «l'organe» de presse de l'Empire qui vous a offert Le Banquier. Lisez attentivement, ce n'est pas toujours évident du premier coup, malgré ce que l'on peut penser.

Ce jeu est dédié à mon ami Daniel, il sait pourquoi et en fera un beau film un jour.
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a)b)

c)

1 septembre 2007

Danger, Will Robinson!

Mis en ligne ce matin.


L'article du Zournal nous offre ensuite les paroles réconfortantes de l'aubergiste dudit café: «Le problème, c'est monsieur, il est malade, ce n'est pas la machine.»

La Gestapo de Loto-Québec s'est tout de suite fait rassurante, et a assuré la population inquiète que l'individu a rapidement été dégreffé du terminal pour être consciencieusement regreffé sur un autre soluté électronique. Tout est sous contrôle, rendormez vous, la Matrice s'occupe de tout. What are you doing, Dave?