8 septembre 2007

Born Borg

We are the Borg. You will be assimilated. Resistance is futile.

Vendredi soir, je descends tranquillement l'avenue Robert-Bourassa (bin quoi, j'essaie de m'habituer). Il n'est pas trop tard, le soleil vient de puncher out, et la rue frétille de gens. Ok une rue ne frétille pas mais je voulais remplir mon quota de mots en «f» avant 15h, voilà qui est fait.

Bon, BREF. Rue, soleil, blabla, passe devant un café, il y a cinq personnes dedans, dont deux jeunes 'moizelles qui se sirotent une boisson dans la face - jusqu'ici tout va bien, mais ça dépend de la face me direz-vous. Eh bien, devant chacune d'elle se trouve un ordinateur ouvert. OUVERT, l'écran levé, tout le kit. Elles étaient face à face hein.

Deux tables plus loin, un type fait la même chose, mais a la décence d'être attablé seul. Mais je ne sais pas, sa dame est peut-être aux chiottes avec le portable, question de ne rien manquer, ou de googler «alternative au papier hygiénique» en cas de besoin pressant dû à une pénurie momentanée de la précieuse ressource blanchie, pour plus de confort.

Au coin de rue suivant, trois femmes - c'est clairement la soirée des dames sur Avenue du Parc-Bourassa - traversent la rue au feu vert (déjà quelque chose ne tourne pas rond). 66% du lot a son cellulaire de greffé dans l'oreille. Mais comme visiblement la greffe a mal tourné, elle doivent le tenir d'une main, monopolisant ainsi tout un bras qui avait autre chose à faire ce soir là, par exemple finir cette foutue partie de bridge voleur commencée la veille.

Je me sentais bien nu. Premièrement je l'étais, mais surtout je n'avais absolument rien sur moi qui nécessitait un branchement WIFI ou un satellite ou que sais-je pour communiquer. Oh, j'avais bien mon appendice labial, mais je suis de mon temps, pensez-vous, je ne vais pas commencer à parler aux gens, on va me retourner dans la ferme expérimentale.
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Évidemment, j'écris tout ça vissé sur mon gagne-pain alors qu'il fait beau dehors. Mais j'y suis allé dehors, 12 minutes, prendre l'air, et je ne songeais qu'à une chose. «Faut entrer écrire ces crisses de critiques-là dont on se fout éperdument, au demeurant.» La preuve qu'on ne peut pas avoir le beurre et l'eau du bain du bébé en même temps.

2 commentaires:

© Mel a dit...

Si t'avais un fax aussi, je pourrais t'envoyer un télégramme avec mon téléphone arabe... On n'est vraiment pas fait pour s'entendre.

Daniel D. a dit...

Je vois constamment la même situation. Des jeunes (de 15 à 20 ans genre) qui voyagent en groupe. (Je souligne EN GROUPE) qui ont chacun leur iPod, le volume presque au max et qui, par dessus le marché, entretiennent une conversation À TUE-TÊTE sur leur soirée de la veille et de comment Sonia est bitch de s'être poussé avec le chum de Sandra, genre.

Bien sûr, je vous écris ça du bureau en attendant de la job entre un onglet sur blogger et l'autre sur FaceBook et mon iPod vissé sur la tête...

Well, il a fait beau aujourd'hui?