29 mars 2007

On ne naît pas imbécile, on le devient rapidement

Je mets en ligne cette nouvelle-ci: Les Québécois n'étaient pas prêts pour un PM gai. La source de cette jolie strophe: Rachel Gagnon, la candidate du PQ défaite dans la circonscription de Groulx. Voilà qui explique bien la débâcle péquiste. Oubliez le vote de protestation des régions, oubliez le manque total de charisme et de conviction du chef péquiste. Oubliez l'attitude blasée passée date de Johhny Boy. Les Québécois n'étaient pas prêts pour un PM gai.

C'est vrai que c'est important. Moi savoir que mon Premier mi
nistre joue aux Oraliens sous la couette avec un monsieur, ça va faire toute une jambe à mon compte de taxes, à mon accès à des soins de santé décent et à la qualité d'éducation de mon héritière légale. Mais comme disait Foglia, le camping Ste-Madeleine a gagné ses élections alors que pouvons-nous y faire?

Bref, je mets donc la nouvelle en ligne. Avec la photo de l'
Epsilon Moins (lisez Le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley) à l'origine de la chose. Ça donne ceci:


J'aurais voulu mettre ceci, juste pour tester le professionnalisme - et accessoirement la patience - de notre Service à la clientèle demain matin :

Mais ça aurait donné une tribune à trop d'homophobes cons. Ah non c'est redondant, le "cons" est de trop. Car la connerie se niche et se love dans l'ignorance et la facilité. Et on est tellement bon dans ça, on devrait en faire une discipline olympique.

Mais bon, je testerai les limites de l'assurance-emploi une autre fois... Oh well.

28 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8602

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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Les citations véridiques sont indiquées en gras pour l'instant.
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Ça fait une paie que j'ai pas donné de nouvelles hein? C'était exprès. Palabrer sur les autres, mes clients, je pourrais discourir jusqu'à demain matin tiens. Mais quand ça vient jouer dans ma bulle... Faut dire, c'est vrai qu'il y a eu bris et que j'ai attendu. Ça m'a permis de ressasser mes souvenirs et de dégraisser l'information pour vous donner l'essentiel.

Wouaaah!, qu'est-ce que je suis drôle. "L'essentiel", chose. C'est pas rien. L'essentiel hein, vous allez vous retenir de vivre le temps que je vous livre en quoi ce con de Pierre m'a gerbé dans les mains. Non hein? Je pensais bien.

Quand je disais que non, c'est trop tôt... j'étais pas prêt à ça. Et pourtant dans la surprise, j'ai donné, on le saura.

"Houston, we've got a problem". C'est qui, hein, qui a transporté les astronautes jusqu'à la Terre promise? Bibi.

Ghengis Khan a abandonné l'attaque sur Rome... c'est bibi encore. "Remonte", que je lui ai suggéré.

"Ne va pas dans les Alpes, Hannibal". Bin c'est ça, écoute pas, sale guerrier punique à la con.

Et la liste continue. Jusqu'à cette fille qui m'est apparue l'autre soir. Sortie d'un songe. Je vous jure. Je lui ai offert la totale.

ding!

(ma foi...)

- Mademoiselle!

- Ouais, bon...

- Vous habitez souvent par ici? (notez l'humour abstrait)

- Va chier. (notez le pas d'humour dénué d'abstrait)

- Voilà qui est sympathique.

- Je m'excuse. Mauvaise passe.

- Ah oui je connais bien. Ce moment typiquement féminin qui...

- Bin non. C'est ma vaginite.

- Ah... bin oui hein, c'est... (zone d'inconfort).

- C'est quoi?

ding!

- C'est votre étage mademoiselle. Au plaisir!

- Innocent.

Retranchez vingt secondes à la conversation, et je lui faisais des enfants, une maison et une Land Rover. Ma vie a toujours vingt secondes de trop.

Dans ce court laps de temps où on se pose trop de questions, parfois une force machiavélique intervient et vient tout faire basculer.

- Tu viens, Gaspard?

Mon frère m'appelle. Crisse que ça fait drôle. Mon frère m'appelle. Mon frère. C"est la première fois que ça m'arrive. Pourquoi il appuie sur ce bouton précis? C'était pas là avant. Pourvu que ça ouvre pas tout de suite, j'aimerais bien lui poser quelques quest...

ding!

26 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8601


C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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Juste comme ça devenait intéressant, paf un bris! Vous avez déjà essayé de trouver un technicien compétent qui se déplace la nuit dans un tunnel sans fond vous? Moi non plus. Ça fait 11 jours que j'attends. Dès que c'est réparé, je vous fais signe dac?

21 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: idem

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- Enfin. Depuis le temps que je rêve d'être dans ton ascenseur. Si tu pouvais au moins parler...

(Je ne sais pas depuis combien de temps je le dévisage. Il faisait noir il n'y a pas si longtemps. Incidemment, malgré ces foutus néons qui baignent le cubicule restreint dans lequel on se trouve, mon frèr... lui et moi, il fait noir. Dans ma tête il fait noir. Mon esprit est en mode lugubre profond.)

- ... Je ne...

- Tout de suite le "je", Gaspard? Tu n'es pas économe sur l'apitoiement envers ta propre personne à ce que je vois. Faudrait-il y lire un trait familial?

- ...

C'était tellement fantastique les vacances quand nous étions petits . On allait au lac, toujours le même. On pouvait même amener un ami. Ça m'aurait plu d'amener un ami. Ça m'aurait plu d'avoir un ami. Ça m'aurait...

- Gaspard?

- ... plu d'amener un ami. Mais je ne pouvais pas amener un ami, je n'en avais pas. Étais-je à ce point si inintéressant? J'aurais pu amener...

- Gaspard?

- J'aurais pu amener mes amis n'importe où. On aurait pu aller visiter les Tropiques. Tenir des poses à l'arc de Triomphe, patiner sur la Grande muraille, taquiner les jeunes japonaises américanisées à Kyoto, pêcher dans la source du Nil, démystifer nos croyances dans le Jourdain, écoeurer le diable, chatouiller Bouddha, inquisiter Bernardo Gui, assassiner César. Tu quoque fili mi?

- Gaspard! J'ai très peu de temps et...

- J'aurais pu avoir l'audace de me rappeler que c'était le bon temps. J'aurais pu avoir la chance de me rappeler que c'était le bon temps. J'aurais pu avoir la chance de...

- Gas...

- J'AURAIS PU AVOIR LA CHANCE DE ME RAPPELER QUE J'AI PAS EU DROIT À ÇA! TU COMPRENDS? TU COMPRENDS QUE J'AI PAS EU LA CHANCE D'AVOIR DROIT À ÇA? TU COMPRENDS QUE J'AI EU DROIT À RIEN? RIEN. RIEN RIEN RIEN. TU COMPRENDS? TU COMPRENDS QUE TU FAIS CHIER? QUE J'AVAIS PAS BESOIN DE ÇA?

...

Pas facile de reprendre ses esprits quand ils vagabondent ça et là comme les miens. Il fait toujours aussi froid. Et je me retrouve devant ma solitude.

Tchomp!

On repassera pour la solitude.

ding!

Non, c'est trop tôt. C'est beaucoup trop tôt...

19 mars 2007

Tout est sous contrôle

Question : si un arbre tombe dans une forêt mais qu'il n'y a personne autour pour l'entendre, fait-il du bruit?

La question n'est pas de savoir s'il fait du bruit. Désire-t-il faire du bruit? Ne serait-ce qu'un vent. Une fragile onomatopée, rien pour écrire à sa mère là. Il en a peut-être plein le cul de sa journée hein, et faire du bruit, ce qu'il s'en ****.

«Ta soeur, elle en fait du bruit ta soeur, ducon?», qu'y dirait l'arbre s'il pouvait parler. Mais un arbre parlant qui tombe dans une forêt avec personne autour pour l'entendre, fait-il du bruit? Et sa soeur?

Ma journée achève presque. Avec elle, mon restant de sanité mentale. La bonne nouvelle, c'est qu'elle ne sera pas revenue demain. Ça m'apprendra à acheter du sommeil réparateur sans garantie prolongée.

Timbeeeeer.

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Odilon Redon, Spirit of the Forest (Specter from a Giant Tree)
1880; Charcoal and black chalk heightened wiith white chalk, 45.7 x 28.5 cm; The Woodner Family Collection, New York

18 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8590

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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ding!

C'est très rare que ça sonne la nuit. Enfin, dans ma nuit à moi; on s'entend que ma relation avec la notion de vie diurne est un peu tordue. Mais j'arrive tout de même à maintenir un horaire un tant soit peu "réglé" pour mon beauty sleep. Mes habitués le savent bien et généralement se déplacent autrement quand je suis indisposé.

ding!

Mais là ça sonne. Comme j'appréhende toujours la mère éplorée qui veut conduire son enfant malade dans un lieu salutaire, je me botte un peu le cul pour faire l'effort et être disponible. Mais là, la porte ouvre pas. Charlotte est bien capable de me faire le coup du "J'ai déjà donné aujourd'hui, vous me faites plaisir et vous commettez un suicide collectif à l'instant le temps que je me rendorme". Je force donc la note.

Personne.

Techniquement, sur papier, c'est possible. Un imbécile machiavélique saoul peut très bien nous réquisitionner, pour ensuite plier bagage en riant et me laisser devant un vide substantiel. Mais à cet étage c'est impossible. Impossible. Rien qu'un grand couloir; assez long pour avoir le temps, en s'y aventurant, de refaire sa vie mille fois; assez long pour avoir le temps de la commenter, la lamenter, l'oscariser, l'analyser, la plaindre. C'est le but d'ailleurs. Au bout, cette grande lumière incandescente, ce moment de bonheur intangible dont nous ne connaissons rien. C'est ce qu'on ma dit.

Pierre me regarde, vissé derrière son lutrin depuis la nuit des temps.

- Gaspard! Pourtant nous n'avions pas rendez-vous. Pourrais-je croire à une visite dénuée d'intérêt salvateur?

- Salut Pierre. Ta décoration est toujours aussi nulle à ce que je vois. Tu tiens la route?

- Les voies du Seigneur sont impénétrables Gaspard. Ne sommes nous pas tous nourris quotidiennement du fruit qui...

- Tu t'es encore fait refuser des vacances toi hein?

- Crisse oui. Et tu devrais voir la contribution minimale qu'ils nous offre pour notre programme REER. Il reconnaît même pas notre accréditation syndicale, le con. On va lui en tendre une autre joue. Et c'est pas sans...

- Ouais bon.

(À défaut de paraître brusque, il est important de noter ici que si on ne coupe pas sauvagement la parole à Saint-Pierre, il se passe deux choses. Premièrement: il emmerde et se répète constamment. Secundo, il se répète et emmerde constamment. Mais ce gars est a-do-rable. Mais à petites doses.)

- Ouais bon, coupai-je. Écoute Pierre, je suis ici un peu par erreur, je sais pas trop. Je devais ramasser un client et, y'a personne. Mais ça se peut pas, pas ici. C'est pas toi qui a sonné hein?

- Je ne m'ennuyais pas à ce point-là.

- Bon alors je comprends pas trop. P't-être un pépin technique, ça fait un bail que Charlotte n'a pas été vérif...

TCHOMP!

La dernière fois que j'ai entendu TCHOMP derrière moi, j'étais sorti vérifier le câble. Quand je suis revenu, il y avait un bébé dans son moïse au beau milieu de l'ascenseur. Il était arrivé de la trappe au plafond. Trappe que j'ai depuis soudée.

Là il y a un type dans mon ascenseur. Et la trappe est ouverte. Ça ne me surprendrait pas d'apprendre qu'il a pris un bain dans du charbon. Ya l'air d'un mineur.

- Oh!!! C'est donc déjà commencé!

- Tu le connais, Pierre?

- Personnellement, non, mais j'ai connu votre mère jadis.

- Ça ne me dit pas ce... Quoi?

Ce n'est pas le silence qui s'ensuivit qui m'effraya. C'est la noirceur dans laquelle le couloir venait de tomber.

Il fait si froid.

Il fait si froid.

Je suis seul ici soudainement.

Et il fait si froid...

17 mars 2007

Chapeau!

L'adage dit "si le chapeau fait..." Eh bien, celui-ci en est tout un à "chausser" Je lève donc mon chapeau à ma collègue et amie Sophie. Son exploit? Surhumain: transcender les genres et donner la parole à son gentil toutou, Lucie le chien. Cette même Lucie se retrouve en couverture d'un livre publié - ce qui n'est pas rien - et dont le lancement avait lieu ce soir. Je n'en dirai pas plus, à vous d'en faire la découverte.

J'ajouterai simplement que je suis très fier d'en connaître l'auteure, et que si elle ne publie pas autre chose dans un avenir pas si lointain, je vais lui casser les jambes, au nom de tout ceux qui aiment lire ce qui mérite d'être lu.

Champagne!

14 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8587

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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Bon je sais, je me suis absenté. J'étais toujours là mais après l'incident Mimosa, je l'ai joué low profile un peu. Le temps de nettoyer quoi. On dirait que je fais juste ça ces temps-ci, torcher la place. Bon entéka.

Pour prévenir toute forme de nouvel épanchement nocturne de mes clients, je me suis muni d'un superbe bidet en inox. Non madame, pas du bas de gamme. Ze big bidet, celui qui saura satisfaire les vessies les plus pointilleuses. Tellement agréable d'avoir ça avec moi dans mon cube. Je me sens tellement complété, c'est fou, je gerberais à moins.

ding!

- "On s'est connu au caféééé des trois colooooombes"

- Bin ça alors. Salut Joe. Tu vas bien, vieux ripoux?

- Ouais, la super forme. Et toi mon mosquito?

- (Je vais lui en chier un mosquito, moi. Je déteste quand il m'appelle comme ça, je vais lui faire sentir, vous allez voir.) Ouais, ça va super bien Joe, la totale! Heureux de t'accueillir.

(bon, vous verrez une autre fois, hein.)

- Ouais. Dis on arrête au 4e, on ramasse le frérot.

- Jacques? Oh ça fait un bail que je ne l'...

- Tu l'appelles pas comme ça, oh!, il déteste. À l'américaine, tu sais bien.

- Franchement, à l'âge qu'il a il peut bien décoincer un peu du cu...

ding!

Jacques!

- Va chier. Salut Joe.

- Salut Jack.

(vous me faites chier)

- Un petit arrêt au 5e My Lord, on ramasse le dernier.

- Le dernier? C'est nouveau ça, vous étiez pas quatr....

ding!

- 'tait temps.

- Ta gueule William. Allez embarque, on va chercher Ma.

- Euh... non! Je vous signale que, de un) je suis despote plénipotentiaire élu ici, donc je décide du trajet et de deux) on ne m'impose personne. Et de plus, je dois arrêter au 7e car mon souper savamment commandé m'y attend.

- (William) Justement, ça tombe drôlement bien, on ramasse le dernier frère au 7e. T'es un grand chef, Gaspard.

- Non non tu confonds, au 7e il y a ma pizza et pas...

C'est à ce moment que Charlotte se contracta.

Ah non tabarnak.

ding!

(...)

Tu es un porc Averell.

- Il était drôlement sympathique le livreur. J'ai même pu sucer les petites serviettes de fantaisie.

- Elle en suce des petites serviettes de fantaisie ta soeur, grand con? Hein?

- Eh bien...

(en choeur) Ta gueule!

J'ai toujours eu une histoire haine-haine avec les Dalton. Pas que je ne les aime pas. Au contraire du contraire. Mais c'est toujours un peu difficile. Surtout avec Ma. Que je ne voulais pas ramasser en chemin. Mais que voulez vous... mon grand coeur, mon entregent, mes qualités humaines ont fait en sorte qu'on s'est arrêté au 8e pour la quérir. Évidemment, le canon d'un pistolet dûment chargé posé sur ma tempe droite avait également son mot à dire. Détourner un ascenseur, faut s'ennuyer BEAUCOUP.

ding!

- (en choeur) Ma!!!!!!!

- Bonjour les chérubins.

- (moi. sentez le bonheur) Ma Dalton. Quelle surprise. Ah non c'est pas ça.

- Ta gueule. C'est quoi dans le coin?

- Euh... bin un bidet, c'est pour...

- Un crachoir donc.

- Euh non, c'est un bidet et (à un demi-pouce de la boîte crânienne, il est physiquement impossible pour une arme chargée et tenue par un excité de première de rater la cible, aussi menue soit-elle. Ma phrase une fois scientifiquement ravisée devenait donc) oui, un crachoir donc.

- J'ai un crachoir, c'est bien.

Pourquoi j'ai abandonné Luke dans une pissoire turque moi? Con.

10 mars 2007

Le complot de la voirie

Je roule vers l'ouest, sur Ontario. Mon objectif - simple - est le suivant : me rendre dans le sud-ouest. Je me dis tiens, je vais rejoindre de Maisonneuve. Je tourne sur des Érables. BIN NON. Ça se rend pas à de Maisonneuve pantoute. Ça tourne de force sur De Lorimier qui ne me permet pas de tourner à gauche avant Sherbrooke. Ou Henri-Bourassa, j'ai oublié.

Et tsé la fois que j'ai pris la mauvaise rue pour aller vers Jarry et ensuite aller vers l'ouest, mais ça tournait juste vers l'est? Je l'ai reprise encore, cette pute de rue.

Mais je sais maintenant pourquoi ça m'arrive. Ce n'est pas de ma faute, je suis un excellent conducteur, un compas dans l'oeil. Quand les gens 'googlent' la carte routière de Montréal, ça sonne chez nous. Je suis victime de complot.

Toutes les nuits, le service de voirie de Montréal, de concert avec le ministère du Transport, s'amuse à mes dépens en refaisant le tracé des rues de Montréal. J'ai des preuves, que je révélerai dans un livre choc un jour. Tu parles d'une dépense superflue. Tout ça dans l'unique but de venir à bout de mon moral d'acier. Vous m'aurez pas.

Une bonne note d'originalité par contre à celui qui a pensé mettre l'Île Sainte-Hélène sur mon chemin entre le bureau et mon domicile. Faut le faire quand même. Pour lui rendre hommage, j'ai fait ce trajet débile deux fois. On parlait d'un complot hein... Le 11 septembre, y'a rien là.

8 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour à oublier

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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Je suis toujours, TOUJOURS, là ou pas loin. Vraiment pas loin. Et quand je m'éloigne, je laisse une note. Cette fois-ci, je me suis éloigné un peu plus loin, un peu plus longtemps, juste pour changer d'air.

Je savais pas que je l'avais laissée toute seule derrière, je l'avais pas vue entrer. Avoir su, je ne serais jamais parti. Moi qui suis toujours là. Quand je suis revenu, quelqu'un avait déjà ouvert les portes et l'avait laissée sortir; on m'a raconté. J'espère qu'elle est pas restée comme ça trop longtemps. Je ne sais pas comment je me sens, les mots m'échappent et s'écrasent lourdement au sol. Moi qui suis si alerte d'habitude. Appelons cela un accident de la vie; ma voiture était garée au mauvais endroit. Mais elle se paie comment cette contravention-là?

Avoir su, je ne serais jamais parti. C'est pas facile de prédire le passé.

Question

On se met à off comment?

Chroniques de l'ascenseur: jour 8582, une heure plus tard

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Je tiens à vous rassurer tout de suite, Charlotte m'a pas fait le coup. Je sais, vous êtes pas rassurés du tout, vous en avez sérieusement rien à cirer. Vous êtes de vrais amis.

Enfin elle m'a pas fait ce coup-là mais elle a du caractère, cette salop... cette audacieuse fille.

ding!

- Je vais te dévisser la tête, pisser dedans et te la revisser sur le cou. Tes papiers sont en règle?

- Mimosa, mon ami!

- Erreur. Tu recommences, ou je te branche sur un détecteur de con dans la nanoseconde qui suit.

- Mimosa!

- S-u-p-e-r sympa de ta part de me laisser dans un tel foutoir. Très très amusant d'essayer de pisser dans une toilette turque. T'as idée COMBIEN de temps ça m'a pris comprendre comment ça fonctionne? Du peu, je nécessitais une sérieuse greffe vessiale. T'es un crisse de con.

- Je te demande pardon?

- Demande, tu l'auras jamais.

- T'es bouché de la tête Mim... T'aurais pu demander à des gens autour hein. C'est quoi, t'as besoin du Guide du Pissard maintenant?

- Oui j'aurais certainement pu demander mon grand champion. À qui, hein, à l'équipe de foot amateur du Qatar qui est débarquée dans la pièce portée par des vessies tellement tendues qu'elles avaient chacune leur propre force gravitationnelle? J'en ai posé des questions, ducon. Tu essaieras de trouver réconfort et soutien quand un jeune athlète nubile te lance un très senti التعاون بين البلدين والسبل الكفيلة بدع.

- Euh... peut-être. Et ça veut dire quoi?

- (long silence) Je vais t'euthanasier vivant. T'as un bidet?

- Bin non. Hé ho, tu vas pas...

- Tant pis. Ça va tuer l'odeur ici de toute façon. Cibole, t'as noyé un mouton dans l'eau de mer toi, c'est quoi ça? Un suicide professionnel? Tu testes un produit pour les déficients olfactifs? Bon allez, sans rire, tasse-toi.

- Attends là tu vas pas... aille. AILLE.

7 mars 2007

Le ridicule ne tue pas

... malheureusement.


J'attire votre attention non pas sur l'attitude débonnaire, le regard assassin, le compas dans l'oeil - le droit surtout - cette bouche acerbe et bien calibrée.

Vous avez pigé les souliers? Cette galoche rouge et bleue, savamment séparée par une ligne blanche magistrale. Personnellement, je capote. Si ça ne vous arrache pas une émotion, vous êtes insensible comme un poteau de téléphone. J'insiste.

Merci Sarah pour la photo.

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Si vous êtes gentils et terminez vos légumes, demain je commente la photo suivante. Des idées?

6 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8582

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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L'avantage de travailler seul dans un milieu clos, c'est que ça ouvre tout un potentiel d'introspection. Vraiment. "Introspectez jeune homme, introspectez", aimait me dire un régulier que j'appréciais bien pour sa candeur et son humanisme. Je regretterai toujours de l'avoir laissé au mauvais endroit. J'avais festoyé un peu avec des copains voyez vous, alors mon panneau... c'était un peu confus tout ça. Il m'avait demandé 'une place au chaud, quelque chose qui me fera oublier le quotidien'.

Hell's Gate, ça me semblait à propos. Je pensais à un bar branché, quelque chose de ludique, la chaleur de l'alcool qui vous propulse à 1000 lieues de vous même. Con. Je peux pas tout réussir de toute évidence. Mais je l'aimais bien ce type. M'enfin.

Bref j'introspecte souvent. C'est très utile. Comme une diarhée, ça permet d'évacuer le méchant et après... bin après on se sent comme une vidange pendant deux jours. C'est tellement relaxant, juste à y penser, j'ai comme le goût de ne pas introspecter dans l'heure qui vient.

Bref, moi, moi-même. La Machine. Ce gros cube qui me promène d'un monde à l'autre, d'un client à l'autre. Assez agréable de vivre la vie des autres par procuration. Évidemment je l'ai prénommée, ma bouffeuse d'âmes boutonnée. Charlotte. C'est joli hein?

Charlotte et moi, on en a fait du chemin ensemble. On va selon les désirs des clients. Oui Monsieur, oui Madame. Bon choix Monsieur. Oh, Madame se sent aventurière ce soir. Les enfants vont bien?

M'emmerde.

J'ai décidé un jour de démence moyenne que Charlotte et moi on avait un pacte. Celui d'être toujours là l'un pour l'autre. Je prends soins d'elle, j'astique sa mécanique et elle en retour.... elle me fait voyager. C'est pas beau ça?

Ce matin je me réveille. Un petit goût de soleil me prend - je suis bucolique de même. Envoye Cancun, au diable l'originalité, on y va pour la plage, la farniente, la totale. Oh je suis allé très loin hein: sweet fuck all. Le bouton bloque, et je me retrouve dans un WalMart de Pointe-Claire. Oh attend ma grande là, on a un pacte. Moi je te bichonne, et toi quand je pèse Cancun, tu opères championne.

Pfff...

Madame en a décidé autrement. Aille, crisse chu quand même pas pour être en couple tout seul!

Elle a fini par obtempérer, mais a confondu Cancun pour je ne sais trop quelle chiure de bord de mer froid et jonché de cailloux. Je me suis beaucoup reposé; se reposer comme ça devrait être déductible d'impôt.

Tiens, je me demande si Mimosa a réussi à régler son problème de wc. M'étonnerait.

Bon ma grande, on fait pas suer ce soir et on va à quelque part d'agréable ok?

Comment ça, Hell's Gate? Wôôô, attends là...

4 mars 2007

Take a Kayak! Oups, mauvais Dion...

La grosse nouvelle de ma journée : Stéphane Dion fait une tournée du pays pour se refaire une image. Et on pensait que la politique provinciale en élections, c'était endormol...

Mais là attention, fallait que je trouve une photo. Alors j'ai mis ça:


Mes parents ayant fait de moi un être parfois respectueux, je n'ai pas succombé au désir de mettre ça, en lieu de l'autre:


Mais c'était vraiment tentant. Dans le sens de beaucoup. Oh well...


3 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8580

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

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Je regrette parfois d'avoir appris à lire. Cet exercice mathématique d'associer les lettres. La première, la douzième, encore la douzième et la quinzième, une addition qui permet de saluer les gens. Par exemple.

Je regrette d'avoir appris à lire quand je tombe sur un texte qui me scie en deux, qui m'arrache les trippes. Un truc qui interpelle mon silence, parce que j'aurais juste l'air d'un con d'en rajouter. Et avoir l'air d'un con, j'ai donné au centuple. Une petite note comme ça, quelques paragraphes, qu'une cliente a laissé tomber. Exprès? Pense pas. J'aurais bien dû lui dire de le ramasser, mais j'ai si peu à lire ici que j'ai fait semblant de pas m'apercevoir. J'oscille entre le remord et le regret.

Donc je ramassai le document et ...

ding!

- ... Oh qu'il était temps.

- Monsieur?

- Oh! Redites! Je vous prie!

- Bin... euh ok, le client est roi. Monsieur?

- Ça fait drôlement du bien. Vous avez un tarif spécial pour un bloc de ça?

- Un bloc de 'Monsieur?'

- Voilà.

- Pas sûr de comprendre.

- Peu importe, vous m'avez fait un grand bien. Moi c'est Robinson. Charmé monsieur, il me fait un grand plaisir de vous connaître. Enfin un être civilisé!

- Je suis civil, certes. Civilisé, en voilà des grands mots. Il me manque sûrement du...

- Ah si vous saviez.

- Hum. Pas que je m'ennuisasse, Monsieur, mais on va...

- Paris je vous prie.

- Eh bin! Vous êtes mon deuxième aujourd'hui, à croire qu'il y a un spécial sur l'Hexagone. Faut dire que le premier était assez original, vous l'auriez trouvé divertissant! Mardi qu'il s'appelait et...

- Ah non. Ah non. Il va pas me casser les pieds ENCORE.

- Euh... Vous connaissez Mardi?

- Mardi mon cul. C'est Mercredi qu'il s'appelle.

(note à moi même: on repassera pour la semaine qui est terminée, hein)

- Attendez là... Robinson... Mercredi... vous seriez pas par hasard... Et c'était pas Vendredi? Z'êtes sûr?

- (soupir) Oui oui, ce Robinson-là. Et le Vendredi auquel vous référez, il est mort la première semaine d'une tuberculose assez rapace. Mercredi, c'était l'autre, celui qui n'apparaît nulle part. Mais moi je le connais. Bordel que je le connais. Bon, vous me ramenez à mon lieu d'origine hein?

- Oh, attendez, c'est pas vrai que Mercredi n'apparaît nulle part. Dans le roman de Tournier, il s'amuse à...

- J'en ai marre de Tournier. Et de vous. Pardonnez ma franchise, mais vous me ramenez sans mot dire, on s'entend?

- Bien. Bien. Pas sûr que je vais le trouver, Monsieur, le panneau offre beaucoup de choix et je n'ai pas remarqué l'endroit à lequel je vous ai...

- Vous savez lire ou quoi?

- ...

ding!

Soleil magnifique, plage splendide, bonjour à toute la famille. Ouais je sais lire, crisse de con malpropre. Je ne vois toujours pas en quoi ça m'a avancé. C'est décidé, j'apprends l'analphabétisme lors de mes prochaines vacances.

Au moins l'odeur de mer a tué celle du mouton.

On fait quoi pour tuer l'odeur de la mer, maintenant? Le premier qui me suggère un autre mouton, je vous garantie que vous allez en faire du kilométrage dans les escaliers.

J'aurai vraiment tout raté

C'est l'extase dehors, il fait vraiment un super temps. Et le FIFEM débute. Les gens sont excités, les enfants surtout alors qu'ils entament leur semaine de relâche.

Et moi je suis dans le &$?@* de fil de presse de mes deux, à la recherche de textes sur Mario Dumont ou sur des animateurs radio homophobes. La belle idée que j'ai eue de travailler le ouiquinde.

Mais j'apprends quand même à l'instant que Nicola Ciccone retrouvera à la Place des Arts "son public des premiers jours, ses fans qui le suivent depuis le secondaire". Un instant! Voilà qui me réconforte avec la race humaine. Vous la sentez comme moi la belle jambe que ça nous fait hein? Vous la sentez bien?

Merci Nicola.

P.S. Pourquoi je ne suis pas devenu hygiéniste dentaire comme maman voulait? Ils travaillent pas le samedi, les hygiénistes dentaires. Et ils écoutent Nicola sur Cité RockComa pendant qu'ils drillent dans des partiels. M'apprendra à vouloir rien faire de ma vie. Bien fait.

2 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8577 (plus tard)

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

Les citations véridiques sont indiquées en gras pour l'instant.
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L'odeur de laine, c'est moi. Mais ça en valait la peine. Malgré les récriminations de mes habitués, je suis parti pour la journée. Bon j'avais mis une note, pas comme çi j'étais parti comme un voleur... Peut pas plaire à tout le monde. Veut pas plaire à tout le monde.

C'était pas banal comme anniversaire. Je vous raconte.

Entre un kid ce matin, pas vieux, je dirais qu'il avait l'âge que j'avais à son âge. Mais je respecte mes jeunes clients. Sont moins hypocrites que les autres. Alors il entre et... bon attendez ça sonne. Client oblige, je vous reviens dans deux sec'...

ding!

- Gaspard, quelle surprise! Ça fait un bail mon vieux! Merde, c'est toi qui sent comme...

- On s'est vus hier Mimosa, surprise mon cul. Tu vas toujours aussi mal?

- Ouais, ça farte super, et toi?

(Mimosa aimait beaucoup tester les répliques de films sur les gens. Tester étant l'expression latine pour 'faire chier')

- Oui oui, ça.... bon entéka. J'ai pas toute la journée là, j'ai des portes à lustrer. Je te laisse au...

- Aux wc mec. Aux wc.

- Ankara donc. (il vivrait 1000 ans dans une toilette turque qu'il saurait pas comment l'utiliser. j'ai déjà hâte aux anecdotes).

ding!

- Wôôôô, c'est quoi ce bordel...

- Sors Mimosa.

Bon, ok. Entre ce kid donc, très jeune. Le foulard et tout. Commence à me parler d'un dessin de mouton. Ça y est, St-Exupéry revisited. J'étais pas vraiment dans l'esprit de la chose.

J'allais lui suggérer d'accepter le dessin de l'autre là, l'aviateur perdu, il me balance un 'ah non non, vous avez tout faux, je l'ai le foutu mouton. Je sais pas pourquoi j'ai demandé ça monsieur, honnêtement. C'est bien joli, mais quelle grande gueule. Bêêêêêê. Ouais ta gueule bêêêê. C'est petit chez nous. Vous le voudriez pas hein? Pr'hasard?'

- Bin oui, il va être mieux ici hein. J'ai justement le pas de place nécessaire pour qu'il soit heureux.

- Ah y'a ça. Bin venez le voir? Je reste à côté.

- ...

ding!

La porte ouvre chez son voisin. J'avais mal appuyé. Un gros alcolo qui nous vomit son Château Pétrusse '88 au pied d'un réverbère, ça ouvre l'imagination au cube. Si ça continue, va falloir que je prenne une gravol.

- Euh Monsieur, c'est que c'est p...

- Oui, le Monsieur est au courant. Allez, on recommence.

J'ignore totalement comment je me suis retrouvé sur sa planète par la suite, avec un dessin de boîte trouée dans la poche de ma veste. Un blackout sans doute. Mais bordel que j'y étais bien. On est souvent mieux ailleurs. C'est pour ça que ça existe d'ailleurs, l'ailleurs. Sinon
ça donnerait quoi?

Quand je suis revenu chez moi - ici - j'avais deux ans de moins. C'est peut-être le secret de mon nouvel ami pour rester aussi jeune. C'était ma fête aujourd'hui, mais j'ai le même âge que lui. Même en soustrayant deux ans. J'ai touché l'immortalité ce soir.

Et un mouton.

Ca chlingue solide, un mouton.

1 mars 2007

Chroniques de l'ascenseur: jour 8577

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?
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Chroniques de l'ascenseur: jour 8574

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

Les citations véridiques sont indiquées en gras pour l'instant.
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Ouais j'ai toujours fait ça. Alzheimer avant l'âge sans doute, je perds des bouts. Mais je suis né ici. L'ascenseur. Tu parles. Quatre murs étroits, la musique à se chier dessus. Et le panneau, ce foutu panneau. Mon seul ami. Pas que j'ai personne à qui parler, oh non! Bordel, les gens qui passent ici, on virerait fou à moins. Mais le panneau... lui au moins il fait pas chier. Il se rend pas intéressant inutilement. Il est juste là.

Je me prénomme Gaspard. En fait, je pense que je prénomme Gaspard. Pour être franc, j'en suis certain mais je déteste... Alors je fais semblant que non. Mais je me prénomme Gaspard. Je vais faire avec.

Je suis thérapeute en milieu fermé. Le milieu fermé, c'est ce foutu ascenseur. Le thérapeute, bin vous verrez avec mes histoires. C'est fou ce qu'on peut jouer au psy à cinq sous en 46 secondes bien comptées dans un espace clos.

C'est ma 8574e journée ici. Pas une de moins, je le sais, j'ai compté. J'ai pas que ça à faire, non. Mais ça occupe, entre deux clients. Je vous ennuie hein? Tant pis, moi ça me fait du bien. Alors je continue.

L'autre jour, j'embarque un type. Serge chose, je sais plus. Je suis mauvais avec les noms, mais je suis visuel. La veste qu'il portait... Enfin. J'embarque Serge. 'Je vous dépose à quel étage monsieur?'

Silence

- 'Le huitième' finit-il par supputer.

- Parfait.

- 'Dis donc, à part quand tu vomis dessus, quand est-ce que tu laves ça?'

On m'a souvent dit que je m'habillais comme un mal de ventre, mais clairement comme ça, rarement. 'J'apprécie votre approche', que je lui ai dit. En fait, j'en ai rien à cirer de son approche. Mais bon, on est juste deux ici, on va pas se faire du mouron pour si peu.

Voilà le huitième.

- 'Parfait monsieur. Merci d'utiliser nos services'. Poli hein? On dirait que j'ai fait ça toute ma vie. Ce qui est le cas.

Ding! Ça sonne. Je le laisse au 8e. New York. Tu parles d'un choix.