31 octobre 2007

Le sens inné du déguisement

Ah enfin, l'Allouïne. Tellement plus plaisant que Noël. Moins constipé, moins obligatoire, on cogne aux portes de ceux qui ont bien voulu faire l'effort de décorer, de donner un certain decorum. C'est cool, disons-le.

Je suis seul avec l'héritière ce soir; Maman-héritière a une obligation extérieure. Grave erreur. L'héritière est prise avec moi. Moi qui est un maître costumier. Dans les années passées, sans l'intervention de maman-héritière, notre spermatozoïde vainqueur aurait été costumée ainsi:

3 ans : mi-clown, mi-princesse
4 ans : mi-clown, mi-zombie
5 ans: mi-clown, mi-clown défroqué
6 ans : mi-clown, mi-spiderman
7 ans: spiderman avec un masque de clown
8 ans: Jean Charest
9 ans: mon vieux linge va te donner un bel air d'itinérant chérie
10 ans: mon nouveau linge va te donner un bel air d'itinérant chérie

11 ans, nous voici.

Fidèle à moi-même, je lui propose plein de trucs COOL pour son costume. Essaie ceci, essaie cela. Je m'emporte: «super!!!! c'est super beau»

Silence.

- Ok. Et si mes amis me demandent en quoi je suis déguisée, je dis quoi?

- Bin... t'es euh... une jardinière morte.

Voilà. Cette année, l'héritière est une jardinière morte. Voici comment ça s'est passé:

- Ok pour le visage blanc, mais on peut mettre du sang?

- NON, pourquoi du sang?

- Je suis morte.

- T'es pas morte au bout de ton sang. C'est non. Wow, super salopette, c'est cool.

- J'hais ça une salopette. On met du sang dessus?

- NON, pourquoi du sang partout?

- Parce que. Je veux pas la salopette alors.

S'ensuit un long débat que je perds, évidemment. On termine l'habillage. Elle sera une jardinière morte, le visage blanc, le papillon sur le chapeau, les yeux rouges.

Pour ses ami(e)s, elle sera une jardinière morte.

Pour le reste du monde, elle sera un Où est Charlie androgyne héroïnomane.

Je sens déjà que maman-héritière va revoir ça demain matin. Rabat-joie. C'est cool une héroïnomane, non?

Non? Ah bon... Le sens de la fête se perd je trouve...

Merci Richard!


Mazette! Déjà que l'anti-convergent Richard est maintenant partout (j'ai tellement hâte à son livre de recettes La nourriture et moi), voici un faux Richard qui s'exprime encore mieux que le vrai. Du délire! Allez voir ça!!!

30 octobre 2007

Le département des idées, ça va?

Une autre preuve que la fin du monde est à nos portes... La fonte glaciaire, y'a rien là.

25 octobre 2007

Philémonpédia : La commission Bouchard-Taylor

Philémonpédia: parce que savoir, c'est fort!

LA COMMISSION BOUCHARD-TAYLOR EXPLIQUÉE AUX ENFANTS

Toi, le jeune, tu es caucasien, rancunier et bavard. Tu habites Montréal-Nord et tu te dis «mais... pourquoi ne sommes nous pas tous rancuniers et bavards? Et accessoirement, c'est quoi le deal des couleurs?»

Pour répondre à tes questions de jeune perplexe et lucide, ton gouvernement a créé une Commission. Tu sais c
e que c'est une commission. On te donne 20 dollars, on te dit d'aller visiter ton dépanneur vietnamien du coin et d'acheter du lait, du pain et un paquet de Benson & Hedges noir. Et surtout, jeune caucasien, ne carotte pas la monnaie.

Eh bien, la Commission Bouchard-Taylor c'est un peu ça. Sauf qu'au lieu de te rendre à ton dépanneur vietnamien, tu te transportes un peu partout au Québec, tu t'installes dans une jolie salle de bingo, tu fais une place aux gentils gensses du média et tu écoutes - sans mot dire - les préoccupations de tes ami(e) québécois qui refusent l'excision et l'Inquisition.

Tu as bien compris? Non? C'est pas grave, car
une Commission payée par les impôts de ton papa et ta maman ne servent qu'à donner une bonne raison à Monsieur Impôt de prélever beaucoup de gros sous que tes parents n'ont pas besoin. De toute façon, ils dépenseraient cela en ALCOOL et en DROGUES, alors bien fait pour eux.

Transportons-nous dans cette Commission.






Bonjour, je m'appele Doualé.

Commission Bouchard-Taylor
Bonjour Doualé. Dodo, li tititi papa? (rires dans la salle)






Vous faite quoi là?

Commission Bouchard-Taylor
Nous sommes une communauté ouverte d'esprit. Votre mémoire est prêt?






La mémoire est une faculté qui oublie. C'est quoi ce cirque? Tititi papa, c'est quoi là, vous allez nous passer des extraits de «Racine» tant qu'à y être?

Commission Bouchard-Taylor
Excusez-nous, votre micro fonctionne très mal, nous devons laisser la parole aux déficients légers d'Hérouxville qui vont occuper tous les bulletins de nouvelles de ce soir. Avez-vous été excisée?






C'est quoi ici, un cours de xénophobie 101?

Commission Bouchard-Taylor
Merci pour votre apport à la Commission, peu de gens de couleur ont eu votre courage. Laissez place s'il vous plaît, des gens moins instruits mais mieux placés que vous aimeraient prendre possession du micro.

24 octobre 2007

Enfin reconnu

Depuis le temps que je bosse pour la compagnie, on m'offre ENFIN une entrevue exclusive (inspirée par Zhom). Joie! Je vous l'offre, gratuitement, en exclusivité pour vos beaux yeux, pendant que vous attendez.
____

Journaliste important au sein de l'organisation:
Philémon, vous bossez pour la section Cinéma n'est-ce pas. Vous devez avoir tout vu hein?

Philémon:
Pas vraiment non, malheureusement.

Journaliste important au sein de l'organisation:
Quel est votre fruit préféré?

Philémon:
Pardon?

Journaliste important au sein de l'organisation:
Ah ah ah, oui c'est le mien aussi. Dites-moi, si vous étiez un arbre à agrumes, quelle agrume seriez-vous?

Philémon:
L'entrevue commence quand?

Journaliste important au sein de l'organisation:
Bien dit. Carl est le dernier exclu de Pénétration double. Êtes-vous déçu?

Philémon:
J'ai mal au ventre.

Journaliste important au sein de l'organisation:
Oui bien sûr. Complétez la suite logique suivante : 12, 435, 40598340, ...

Philémon:
Brun.

Journaliste important au sein de l'organisation:
Exactement. Aimez-vous travailler pour Julie Snyder? Elle est comment en vrai?

Philémon:
J'aimerais revenir sur Carl...

Journaliste important au sein de l'organisation:
En terminant, quel film produit par TVA vous a le plus stimulé?

Philémon:
Stimulé?

Journaliste important au sein de l'organisation:
Merci. Ce publireportage est une gracieuseté des prix VAINCOR qui récompensent...

Philémon:
Ta yeule.

Journaliste important au sein de l'organisation:
Merci encore pour ce moment d'introspection.

Philémon:
L'entrevue commence quand?

23 octobre 2007

Fée des étoiles...

Glenn Gould?

Mais NON, Fée des étoiles, j'ai pas demandé un plus grand PIANISTE.

Ah faut tout expliquer maintenant. M'apprendra à frotter des vieilles lampes aussi. «Enlarge your pianist», j'aurais dû me méfier aussi.

22 octobre 2007

Jousons avec Philémon (2e partie)

Jeu: trouvez l'épouse d'un intégriste sur cette photo.

17 octobre 2007

Neigeville c'est pas Nashville

C'est pas moi qui le dit.

L'équation

Ça donne quoi, un gars de 37 ans additionné à iTunes?

Ça donne le download du best-off des Bee Gees... Risez, risez! Moi je capote. Et j'ai le Saturday Night Fever, ma gang de jaloux!!!

You should be dancin', YEAH!

Notre accomodement raisonnable

Est-ce que je pourrais être PLUS d'actualité que ça? Hein?

Bref, c'est l'heure du pavé dans le y'en a marre.
_____

Hier soir, on cueille l'héritière à l'école. Un peu pressés, on doit visiter une école pour sa suite secondaire des choses.

- On peut amener mon amie? Ses parents peuvent pas se déplacer ce soir, elle aimerait ça venir.

- Bien sûr.

Petits palabres dans les escaliers de l'amie en question, la maman offre «oui». On ne se connaît pas du tout, entre parents. C'est un «oui» de confiance.

- T'a mangé, Nesrine?

- Non.

- Ok. on va à l'école et on mange ensuite.

- Je peux pas manger de viande.

- Ok.

La jolie dame est musulmane - bonjour Ramadan - et la viande c'est non. Parfait, on fait avec, je préfère qu'elle soit en plein Ramadan qu'allergique aux oeufs ou aux produits laitiers. On a fait un souper vite fait bien fait - végé, pâtes, pas de problème (la maman de l'héritière étant végétarienne d'office, c'était pas trop compliqué). Moi, gros carnivore qui n'est pas encore rendu là, je mangerai plus tard. Tout va bien.

Souper terminé, on va reconduire la jolie chez sa maman, qui insiste pour nous voir.

C'est l'héritière qui fait office de porte-parole, on la quémande en haut de l'escalier.

- J'ai fait des pâtisseries pour le Ramadan, j'aimerais vous offrir cette assiette pour vous remercier de votre geste de ce soir. Merci beaucoup, vraiment c'est très gentil.

Pas un mot sur la religion, pas un mot sur la tolérance. La soirée s'est déroulée sous le sceau de la boustifaille... un petit repas sans viande, et au détour, une assiette pleine de desserts (absolument exquis) pour nous, gracieuseté de la maman MUSULMANE (oh! le vilain mot), qui nous a tant remerciés. Pourtant, ce n'était rien.

Sur le banc arrière de la voiture, à l'aller et au retour, deux fillettes de 11 ans qui déconnaient solidement sans se soucier le moins du monde de leur différences culturelles. Et on a tous passé une agréable soirée.

Ma recommandation à la Commission qui déambule au Québec ces jours-ci : remplacez les intervenants par des fillettes de 11 ans. Vous savez quoi? Elles, elles ont compris. Elles ont compris que pendant que les gros adultes se divisent sur des principes à la con, la véritable question n'a nullement trouvé réponse. LA question, celle qui a de l'importance dans la vraie vie:

- Tu viens-tu à mon party de fête?
______

NDLR: La maman pâtissière de Nesrine nous a convaincus : on fait tous le Ramadan l'an prochain. Ses pâtisseries en valent la peine, trust me!

16 octobre 2007

Le Ring

J'essaie de ne pas se faire chevaucher mon boulot et mon blogue ci-devant, question de, tsé, garder un espace bien à moi.

J'entorserai ci-devant mon propre règlement le temps d'un petit instant.

J'ai vu ce matin Le Ring, second long-métrage issu de la filière INIS. Pour paraphraser mon ami Antoine, «faire un film, ça ne s'apprend pas en classe». Je suis bien d'accord. Mais ce beau film d'Anaïs Barbeau-Lavalette transcende toutes ces remises en question.

Bref je ferai pas ici la «critique» de la chose, déjà que je dois faire ça au boulot, on en rajoutera pas hein.

Juste pour vous dire que voir ça un lundi matin, 10h30, à jeun de café, cibole que c'est pas simple.

Le topo, que je lance en quelques mots clés : jeunesse, Hochelaga, pauvreté, perdition, dope, lutte, pute, fond de cale. La totale quoi.

Un film dont les dialogues tiennent sur une page et demie, à double interligne. Pas qu'ils ont rien à dire, au contraire, tout se passe sans mot dire. Fallait être doté de couilles de bronze pour filmer ça, car tout - et je dis bien TOUT - repose sur la qualité de la distribution. L'intensité du récit se passe de mots. De toute façon, les protagonistes n'ont absolument rien à se dire, ou si peu.

Et la distribution, donc? Impeccable. Deux personnages que je renote ici, le principal, Maxime Desjardins-Tremblay, absolument foudroyant et sa «soeur», Julianne Côté. Sans faire d'étude appronfondie, 72% du bottin de l'UDA ne leur arrive pas à la cheville, et ces deux oiseaux n'ont même pas l'âge d'aller prendre une broue chez Magnan.

Après ça, on se demande pourquoi j'ai des hauts le coeur quand tout le monde bande solide sur Bon Cop et les Boys. Je sais, c'est comparé des oranges avec des chaises de table, mais quand même...

Bref, allez voir ça. Si vous détestez la chose, je veux bien aller chanter Miserere nu dans votre salon.

15 octobre 2007

La marche

Si on m'avait dit qu'il faisait si chaud ici, j'aurais choisi un autre forfait. «Vous verrez du Monde», qu'y disaient.

Me semble.

Là je ne vois pas grand monde; du désert derrière, du désert devant, du désert pendant. Les piles alcalines de mon GPS ont fondu il y a deux jours. Un beau suicide collectif en plus, avec cris et attention médiatique. Enfin, en présence d'un scorpion (ou était-ce un buffle, je les confonds tout le temps). On a l'attention médiatique qu'on peut.

Bref, mon guide avait fondu en même temps que mes piles, et me voilà en plein désert, seul, assoiffé et armé d'un puissant pas le goût d'être ici seul, assoiffé et mal armé.

Je fends une dune de mon pas lourd, carte en main. Si si, une carte. Toute officielle, comme il se doit, téléchargée à même le site www.tuvaspasserdesvacancesdeculmongrand.groscon. N'ayant rien à perdre, je déambulais avec ma carte dans la face. C'est à ce moment que mes pas lourds et incertains ont frappé un oasis. Une oasis, dois-je dire, vu que c'était une fillette haute comme 7 pommes - parce que trois pommes, c'est vraiment trop petit.

- Ouille.

- Hé! Mais tu fois quoi ici toi ?

- Je fais 7 pommes, Monsieur. Et toi, Monsieur, tu fais quoi ici avec ta grosse carte?

- Bin tu sais, je lui fais prendre l'air. C'est important de faire prendre l'air aux cartes. Tu apprendras ça quand tu seras grande.

- Ca chie solide, je ne serai jamais grande.

- Meuh voyons, mais si tu seras grande. Pourquoi tu dis ça? Accessoirement, tu fais quoi ici, t'es toute seule?

- Non, vous êtes ici, je ne suis pas toute seule.

Vrai. Me voilà pris en plein désert avec une gosse. Moi qui ne sait pas vraiment leur parler, je suis mal barré. Heureusement, elle n'avait rien à dire. Mais elle l'a dit quand même.

- Prends moi dans tes bras, Monsieur.

- Peux pas cocotte, j'ai une carte qui occupe beaucoup d'espace vital et...

Vous aurez remarqué qu'elle a pas dit «Prends moi d'accord?» mais bien «Prends moi». J'en étais là, avec mes 7 pommes dans les bras, ma carte déjà enfouie sous le sable et aucune place où aller.

Elle au moins, elle a tout de suite su où aller. Je ne savais trop ce que l'avenir me réservait, mais le sien d'avenir, il était sur moi.

- Tu attends quoi de moi, 7 pommes? Je sais pas trop quoi faire là.

- Moi non plus, mais c'est toi Monsieur l'adulte, alors tu DOIS savoir. Je ne suis qu'une enfant, tous mes espoirs sont fondés et noyés en toi. Agis! Je vais dormir, ok?

Oui ok. Dors. Pendant ce temps-là, je vais réfléchir au fait qu'à moi aussi, ça me prendrait un plus gros adulte. J'aimerais bien avoir la taille 7 pommes moi aussi, pour pouvoir me réfugier dans les bras d'un 15 pommes et dire «amène-moi». C'est mal parti, moi qui suis tombé si loin du pommier...

Dors.

9 octobre 2007

bin DIS DONC!!!!



«C'est ça qui arrive quand tu veux le beurre et l'argent du beurre. »



3 octobre 2007

Vibrant plaidoyer pour interdire les entractes

Ne reculant devant rien pour accepter un billet de concert «sur le bras», c'est avec plaisir et beaucoup d'attentes que je vociférai un fanatique «crisse oui» à mon ami Perreault qui m'invitait ce soir à être sa date au pesstakre de John McLaughlin, petit guitariste peu connu qui joua jadis avec un maudit drogué méconnu (Miles Davis, me semble que ça s'écrit comme ça) et qui a pour ainsi dire inventé le jazz fusion un dimanche matin qu'il n'avait rien à faire.

On se rend donc à la Place des Zarts, théâtre Maisonneuve, et pour faire bombance on s'est offert chacun un Perrier à 4$, qui venait avec un verre, des glaçons contenant du e.coli et une tranchette de citron. La totale quoi. Ça se rote avec classe, un Perrier à 4$.

Une fois les lumières tamisées - comme chez Pacini après 19h - musique! McLaughlin, était flanqué d'un batteur hors pair (Mark Mondesir), du claviériste Gary Husband (qui a trop trippé sur les sonorités du jeu Space Invaders à mon goût), mais surtout, SURTOUT, d'un bassiste français de 23 ans (!!!), Hadrien Feraud, dont le talent devrait être interdit par loi. Quand MOI j'avais 23 ans, je jouais encore dans mon nez et j'apprenais les rudiments de la marelle. Il va faire quoi ce type à 35 ans pour avoir du fun hein? hein? Il va finir dans la dope et les femmes faciles, c'est certain. Pour un aperçu de son talent, voir nicitte.

Bref, première partie du concert, vomie en 49 minutes, on appelle la pause. Faut comprendre qu'on est pas ici pour entendre des mélodies mais bien pour de la masturbation de notes à défriser un métronome.

Arrive donc la pause, les lumières s'allument, les conversations naissent.

On parle de quoi, l'ami et moi? Évidemment, de musique trash, de kétaineries absolues, considérant qu'un collègue se tape - alors que nous sommes ici - un spectacle de Marie-Élaine Entubée. On rigole, on dérape, et la conversation tourne son nez mesquin vers Pierre Nadeau. NON, pas le lecteur de nouvelles un peu moralisateur, LE Pierre Nadeau, celui qui se cache derrière l'ode à l'amour Girls/Boys.

Évidemment, le ver d'oreille s'est tout de suite installé. C'est assez rushant d'écouter McLaughlin et cie. se dévergonder sur des solos à l'emporte-pièce alors que tout ce qu'on a en tête c'est:



C'est la dernière fois que je vais voir un show avec toi, Perreault. Au fait, t'as des nouvelles pour Van Halen?

2 octobre 2007

Transformers, c'est pas juste un mauvais film

Quoi de plus fascinant que de dramatiques photographies avant/après. Je vous avais précédemment montré des photos absolument dramatiques de Dubai et de Kamouraska. Devant la grande popularité de ce billet, je me dois donc de continuer la leçon. Pour preuve, les deux exemples suivants, qui vous tireront les larmes des yeux, ou de tout autre orifice jugé opportun. Voyez plutôt.

Exemple premier, ces tuyaux recouverts de goudron. Avant: beaucoup de goudron. Après: napu de goudron. C'est pas phénoménal ça? Encore plus beau qu'une femme qui accouche de quintuplés un soir de pleine lune.

Exemple second, Stéphane Dion (les lecteurs du Devoir auront tout de suite noté le lien à faire avec goudron). Dans la photo «avant», on apprécie le chef libéral en pleine perdition politique. Mais son avenir sombre s'illumine de 1000 feux, alors que les lecteurs de Sécrétion du Reader's Digest d'avril 2007 apprennent dans une entrevue de fond qu'il a nommé son chien Kyoto, en l'honneur du traité du même nom. (fait à noter, les selles de Kyoto font un compost hors du commun, bientôt en vente dans les bonnes épiceries dignes de ce nom sous le sceau Choix du président).

L'homme à gauche est renfrogné, pessimiste. L'homme à droite atteint le nirvana du renouveau. La différence est saisissante. Voyez plutôt:

Je vous sais émus et retournés. Ne me remerciez pas.