29 mai 2008

La langue de bois réinventée...

...ou Comment ne pas dire à son père que l'examen a été, bin, moyen tsé.

- J'ai eu mon examen du Ministère aujourd'hui.
- En maths?
- Ouais.
- Et puis?
- Ça a bien été, j'ai non-échoué, alors...


Je vais m'en resservir de celle-là.

23 mai 2008

Le carré de pâte salée qui tue

Voilà maintenant quelques mois que notre jeune bourrée d'hormones revient seule à la maison, clés en poche. Ses études secondaires à portée de main, il faut bien lui laisser un peu de lest. Cette situation entraîne une foule de remises en questions et de décisions importantes, genre «la collation du retour à la maison car je-vais-mourir-de faim-parents-ingrats, accompagné du non-non-je-ne vais-pas-cochonner-mon-souper-avec-ce-sac-de-réglisse».

Bref, j'appelle à la maison ce soir.

«Ah oui, je me suis fait une excellente collation! J'ai pris des biscuits soda...»

Tout de suite je m'emballe. Ces biscuits soda me ramènent 17 ans en arrière (quelle délicieuse anecdote n'est-ce pas?), alors que j'allais quémander des trucs au Théâtre des variétés (oui oui) pour les besoins d'une expo sur Montréal qu'on montait à l'UQAM. La dame de service dans son cubicule de vendeuse de billet m'a accueilli en me mangeant dans la face un somptueux lunch composé de ces biscuits accompagnés d'une généreuse tranche d'orange emballée sous vide digne des plus beaux laits crus jamais composés.

Un père moins névrosé que moi aurait été victime d'une vision futuriste alarmante. (Taisez-vous svp).

Donc, le fruit de nos ébats amoureux (courts cette fois-là, on lui remettra sur le nez en temps voulu) m'annonçait ce soir une collation à base de cette nourriture sèche.

«Mais j'y ai mis du humus et de l'avocat, c'était délicieux!!!»

Eh bin.

Une biscotte, pour accueillir un si heureux mélange, ça te tentait pas hein? On en a juste deux boîtes qui trônent à vue de nez dans le garde-manger. Nenon, fallait un biscuit soda. Des trucs santé couchés sur... tsé.

Ça augure bien pour la suite.

«Ouais, j'ai rencontré un gars. Un gros sale, la moto et tout. Ahahah, papa, sa moto sent l'huile t'as pas idée. Eille dis donc, t'aurais pas 100$ pour le ouiquinde? Ah oui, j'oubliais, il est diplômé de chimie, boursier à Harvard et est vraiment trop beau. Bon, le 100$ alors?».

Note à toi chérie: on commence pas une liste par le pire élément. Et pour le 100$, c'est non. Tu diras à ton futur pas-propre de gagner un Nobel.

14 mai 2008

Cette envie de partir au Nunavut...

Reste-t-il encore quelques naïfs qui osent croire que la nature humaine triomphera de sa propre oppression?

Meuh non. Pour preuve, ces trois nouvelles du jour. Ça va commencer à être vraiment difficile de passer à travers le chas d'une aiguille là...







Ah oui, et si c'était pas assez, chose là avec ses «vous êtes pas tannés de...» Bin ouais, justement, parlons en...




11 mai 2008

Un nouveau rendez-vous

Pour ceux qui déplorent la pauvre qualité de la langue à l'écrit.

On en rajoute.

http://nepasconfondre.wordpress.com/



Edith Petit-Nègre

Philémonpédia: parce que savoir, c'est fort!

EDITH PETIT-NÈGRE

Dépourvue d'orgueil littéraire, votre chronique Philémonpédia s'attaque aujourd'hui à ce classique agathachristien, Édith Petit-Nègre.

On vous aura prévenu.

Édith Nègre coulait de doux jours (quelle horrible début de phrase) avec son époux, Raoul Petit. Dépendante affective de Facebook, Édith fonda le groupe «Voulez-vous venir mourir sur mon île paradisiaque». À son grand étonnement et réconfort, 10 personnes se montrèrent intéressées.

Il serait inintéressant de les nommer toutes, car j'ai mieux à faire, à savoir aller dormir.

Sachez que Balthazar est mort de la goutte, que Hélène a souffert d'un virulent rhume qui ne pardonne pas et que Serge n'aurait vraiment pas dû se masturber avec la balayeuse centrale.

La morale de l'histoire hurle aux yeux: n'invitez jamais 10 étrangers sur votre île déserte. Je ne fais que vous rappeler ce que votre mère vous a toujours dit, alors pour les plaintes, on repassera.

6 mai 2008

Chroniques de l'ascenseur: Jour 8711

C'est quoi les Chroniques de l'ascenseur ?

Pour voir toutes les Chroniques, on va ici.
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Ça fait un bail hein?

Surprise, je suis toujours là. Je ne pourrais pas trop expliquer mon absence concrètement. J'ai visité trop plein d'endroits. Ça vous embêterait si je racontais tout. Comme cette fois ou...

ding!

Les portes sont demeurées figées. Et moi avec elles.

Soyez conciliants, je vous raconterai tout. Mais là je ne peux pas. Appelons cela une pudeur déplacée.

5 mai 2008

Tom Waits, conférencier

Si vous en avez la patience, restez jusqu'à la fin. Ce type est génial.