25 avril 2008

Si Marina le dit...

Quand tu dois te rabattre sur des citations de Christiane Charette, Jasmin Roy et Marina Orsini pour vendre ton film, c'est que tu as un SÉRIEUX problème de crédibilité.




24 avril 2008

Ne dites pas à Daniel qu'il est sur mon «ignored list» de MSN à partir de tusuite

Il n'y a vraiment rien comme un ami proche pour vous asséner un bon coup de pelle dans la face.

Cette vanne, dépourvue de freins dans une pente à 80%, en est la preuve.

On discute, lui et moi, fin de soirée oblige. Selon notre charmante habitude. Je lui annonce qu'on a décidé de se débarrasser de notre voiture, un beau modèle '95 qui réclame à hauts cris un passage obligé chez le garagiste. Fuck it, le char part, Communauto existe, ça fera l'affaire en masse. Exit les dépenses inutiles.

Et là il me lance cette bombe: anyway, ton héritière aura sa propre voiture bientôt.

Ahahah, bien oui elle... euh... attend là, le permis ça peut se passer à 16 ans.

C'est dans quatre ans ça. DANS QUATRE ANS. Wôôôô menute.

Aille, chose a de la misère a patiner, et elle pourrait conduire dans QUATRE ans. Avec ses chums de filles, gnagnagna, avec son iPod à volume 10, d'un groupe X qui est bon parce que le chanteur avec les culottes aux genoux est teeeeeeeellement beau. Elles vont se faire des fausses cartes d'identité j'imagine, pour entrer dans les bars et... ARK!

Elle va donner des lifts à des GARS j'imagine, hein! Sûrement au beau Isaac en plus! Je le savais, je le SAVAIS que ce gars-là était pas net!

Bon. Inspirons et expirons. Tout va bien aller. Là, si on déménage au Yémen, je pourrais accuser ma plus jeune de vol, lui faire couper les mains et ça règle le problème. Conduire pas de mains, hein, bonjour le concept! Ahahah, qu'est-ce que je suis fort.

Est-ce qu'il y a des Provigo au Yémen parzemp? On a nos habitudes, quand même.

Daniel: on se parle par poste restante à l'avenir.

23 avril 2008

Ça a failli faire ma journée

2000 douilles plus tard, me voici enfin sorti de l'extracteur de dents.

Jamais je n'aurais cru qu'à ce prix-là, j'aurais même droit au fantasme #18 de tout spécimen mâle: l'hygiéniste dentaire. Pas qu'elle était en dessous affriolants, rien de ça. Je ne me rappelle honnêtement même pas de quoi elle avait vraiment l'air, avec son hijab hygiénique dans la face. Elle avait le sourcil bien fait. Le fantasme est sorti tout droit de la bouche de mon dentiste:

Mademoiselle, voulez-vous le succionner je vous prie.

Sans rire!

M'enfin. N'eut été des trois doigts gantés, de la pompe à bave, de la perceuse trois temps, du scalpel, du miroir et du percolateur que j'avais dans yeule à ce moment-là, j'aurais pu être excité.


19 avril 2008

Philémon au pays de Gargouillis

Eh oui, non content d'atténuer la qualité de la Blogosphère, Philémon se lance dans l'aventure Gargouillis, ce héros jeunesse méconnu.

Kisséça, Gargouillis? Pour tout savoir, lire ceci. Ça se lit comme un roman, numérotation des pages en moins.

Philémon devient donc PhiléGouillis (oui je sais, c'est crissement laid, mais bon, vous avez pas vu les alternatives...). Voici la première offrande. Le premier titre ne surprendra pas les ami(e)s...


18 avril 2008

Une histoire en deux temps

Une histoire dramatique, un récit horrible, impliquant deux parents innocents, naïfs et beaux, et une jeune fille en plein développement.

Le téléphone hurle. Déjà, drame!

Papa naïf, pur et dépourvu de sentiments haineux répond.

- Oui?
- Pourrais-je parler à [celle qui héritera de vos REER et de votre caractère de cul], s'il vous plaît? (remplacez le texte entre crochets par un prénom)
- Elle n'est pas à la maison ce soir. Message?
- C'est Isaac. Peut-elle me rappeler?
- Mais oui bien sûr! [C'EST QUI LUI?]
- Voici mon numéro... merci beaucoup!

Ok il est trop poli. Ça cache des choses. J'étais pas prêt mentalement. J'aurais pu lui demander ce qu'il faisait dans la vie, à 11 ans. Si sa situation monétaire était stable. S'il allait en médecine ou en droit. Mais NON, estomaqué, j'ai pas posé de questions.

Je me suis repris plus tard.

Le téléphone hurle.

- Je peux parler à....
- Ouais ouais.

Je passe le téléphone à chose là, qui gît dans notre sofa. Non sans mimer des baisers amoureux, pour la taquiner. C'est à ce moment que j'ai eu droit, pour la première fois de ma vie, à un splendide MAJEUR de MA fille, un doigt dressé bien haut, à mon intention, alors qu'elle prenait le combiné. Outré, je me retourne vers sa douce maman qui me balance son plus beau regard de «je suis TELLEMENT fière de ma fille, ahahah, bien fait pour toi, écrase!».

Pfffff

Tsé moi je veux protéger tout le monde et... ah pfffff

Les jours passent, heureux. Les oiseaux piaillent, le soleil inonde et le lavabo de la salle de bains n'est toujours pas réparé par mes soins soucieux.

Le jeune dame revient à la maison, et brise d'un coup sec la belle harmonie qui règne avec une annonce... c'est quoi le mot que je cherche? Ah ouin voilà: une annonce SANS NOM.

Je saute les détails, mais DEVINEZ donc quel beau garçon CHOSE a invité à son petit bal de finissants du primaire, hein? hein?

Parti comme c'est là, ce beau jeune homme va nous faire des petits-enfants quand il aura le droit de toucher à notre jeune dame, dans 20 ans. Le salaud. Je sais mègne pas ce qu'il veut faire dans la vie, ou s'il est riche de naissance. Dire que j'ai enduré un majeur bien lancé pour ça.

On ne m'y reprendra plus! Je vais lui interdire à l'instant d'avoir un bal de finissants au secondaire. Bin quin! Elle va me passer sur le corps avant hein.

(Enlève tes souliers avant, chaton. Papa n'a plus le dos qu'il avait.)

15 avril 2008

Pfff, qu'est-ce que tu connais aux films cultes?

L'autre soir, dans un passé vraiment pas assez lointain, il était 20h sous nos Tropiques. Moi et p'tite mamzelle sommes écrasés dans le sofa à se promener sur notre beau menu de télé satellite. «Oh wow», que s'écrit le jeune garçon en rut en moi, «Terminator... en français!» au poste 45340958 qui débute. Tout de suite, ma longue descendance d'explorateurs espagnols remonte en moi comme un saumon dans une chute. «Wow, quel grand moment», me mente-je, «on va regarder ça ensemble, héritière et moi. À son âge, j'avais TELLEMENT aimé ce film.» (Oui je sais...)

Le film commence, je lui explique grosso modo qui fait quoi. Il y a un robot méchant, un policier gentil, une actrice poche et le sort du monde en bout de ligne.

Et là, le ballet verbal commence. Entre crochets, je reproduis le non-dit ÉVIDENT de la conversation. C'est l'héritière qui amorce la chose.

- C'est tu lui le robot?
- Oui.
- Ah bon. Il a pas l'air d'un robot du tout [oh boy le petit budget].
- Bin non, pas encore mais tu vas voir! [papa excité, fillette regarde l'écran comme si c'était un aquarium.]

Quelques longues minutes passent.

- Lui, c'est le gentil?
- Oui.
- C'est un robot?
- Non, il est humain, il vient pour protéger Sarah Connor.
- Pourquoi?
- Parce qu'elle porte l'enfant qui sera un jour le libérateur de la race humaine dans la guerre des robots.
- Euh... pourquoi une guerre? [c'est bin niaiseux comme concept]
- Bin, les machines vont vouloir tuer les humains.
- Ah ok. [c'est bin niaiseux comme concept]

De longues minutes passent. Le chien aboie.

- Il est quelle heure là?
- 20h20, pourquoi?
- Juste de même. C'est lui le robot?
- Oui. Il a l'air méchant hein?
- Euh... oui oui. [c'est TELLEMENT cheap]
- Tu aimes?
- Euh... oui oui. C'est un vieux film hein? [dis moi oui!]
- Bin c'est pas si vieux, années 80.
- Ah ok [Années 80? Tu me niaises????? C'est tellement vieux et cheap. Pourquoi je regarde ça?]
- C'est un «classique» en son genre.
- Il est quelle heure?

Arrive la scène ou le beau soldat retourné dans le temps pour protéger Sarah Connor semble lui donner un iota d'affection, au moins 20 minutes avant qu'ils couchent ensemble. (spoiler: c'est le beau soldat le père du gars qu'il tente de protéger. Il a donc été envoyé dans le passé sans le savoir par son fils, pour protéger sa mère. Moi à 13 ans quand j'ai vu le film, j'ai trouvé ce punch splendide, et je l'ai pas vu venir, car je suis rapide comme une tortue morte sur l'autoroute 40 un mois d'août ensoleillé). BREF, on est 20 minutes avant tout ça, et chose là, à l'autre bout du sofa me lance:

- Ouf, c'est TELLEMENT évident que ça va être le père de l'autre!
- [outré!] Bin là, tu verras bien! [Va donc chier]
- Mouan. Il est quelle heure?

...

- Il est 21h.
- Bon, je vais me coucher, ça se termine comment le film? [ça se termine comment, ton ostie de daube de cul avec des effets à se chier dessus?]
- Le méchant meurt, le policier meurt, la madame survit et vas te coucher [tu m'écoeures].
- Viens-tu regarder un épisode des Simpsons avec moi pendant que je m'endors? [et que tu me grattes le dos, tu me dois bien ça après ce film, espèce d'insignifiant.]
- Ouan ouan.

J'aurais vu le film avec René Homier-Roy que ça n'aurait pas été différent. Hormis le grattage de dos.

14 avril 2008

Tu le sais que la journée a été vraiment longue quand...


Ta collègue «section Voyages» t'écrit:

Anonyme dit :
Pour une raison que j'ignore, je viens de me rappeler que j'ai récemment rêvé à des zèbres géants en bobettes.

C'est pas tant les bobettes qui me dérangent dans ce scénario...

9 avril 2008

Prenez les muguets Madame, ils sont en spécial cette semaine

C'est assez intéressant la manière dont la mémoire fonctionne. Elle est bien sélective, comme me le rappelle constamment notre belle héritière à sa maman et moi, qui aime bien à l'occasion choisir ses souvenirs en fonction de son besoin immédiat. Je ne peux lui en vouloir, on fait tous ça.

Bref, la mémoire joue de jolis tours parfois. Comme il y a cinq minutes, je me remémorais un vieux dessin que j'avais soumis à un prof au primaire, tsé le prof, chose-là. Le thème du travail était: dessinez votre métier. Rempli de virilité, j'avais griffonné un gars barbu qui vendait des fleurs à l'extérieur d'un centre d'achats. On devine tout de suite que j'avais de grosses ambitions.

Mais je me rappelle surtout les raisons de ce choix. «Bin, je vais travailler à l'extérieur l'été, il fait beau. Quand les gens vont magasiner, habituellement ils sont un peu excités, dans l'expectative de se faire plaisir (j'ai pas utilisé le mot expectative quand même), et des fleurs c'est cool, ça sent bon et ça fait plaisir.»

Cette envie folle de boulot m'a passé au bout de 20 minutes. Tout de suite après je voulais être chimiste, océanographe, archéologue et escorte masculin de luxe. Genre.

Maintenant, je pianote sur mon clavier dans une tour à bureaux de 52 étages, dans une entreprise qui est passée lentement de «amicale baba assez cool merci, un peu trop même» à «la grosse bureaucratie sale, ou ça prend une permission spéciale et une requête en bonne et due forme pour aller tirer une pisse ou faire changer une virgule dans un texte mal chié au départ.»

C'est jamais facile pour personne de se motiver le matin, pour plein de raisons. C'est jamais facile de se lever du lit, pour plein de raison.

Mais dernièrement, j'ai jamais tant eu envie d'aller vendre des fleurs dans le stationnement d'un centre d'achats. Y'a le soleil. Les odeurs de fleurs. Et pas trop de cons inutiles. Au pire, on les retourne d'un bon coup de pieds. Du bois mort, les fleuristes en vendent pas me semble.

1 avril 2008

Un calembour pitoyable, table 3

Impétueux comme pas un, Jean se donne à fond au bistro «Suave Monique». Suant des perles de nectar devant ses fourneaux, il tente de faire oublier la période Escobar. Escobar, ce chef pernicieux, jaloux et perfide. Mais Escobar avait une arme secrète: sa gaspacho démente. Les gens affamés, laids ou beaux, faisaient des kilomètres sur leurs genoux pour la déguster, râlant leur plaisir sans gêne. Mais Escobar rendit l'âme en touillant trop férocement une crème brocoli.

C'est ainsi que Jean entre en scène. Sorti tout droit de l'institut d'hôtellerie de Longueuil-sur-Mer, il décide, sur un coup de tête (arrosé d'un Châteauneuf-du-pape mal oxygéné), de revoir la gaspacho d'Escobar, MAIS version chaudâsse.

Mal lui en pris, les critiques l'assassinèrent et le «Suave Monique» est aujourd'hui «Buanderie chez Monique».

MORALITÉ:

L'avant-Jean est un plat qui se mange froid.