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26 février 2014

L'entre-deux, ou la chronique qui ne verra pas le jour


«Sotchi, c'est fini, et dire que c´était la ville de mon premier amour» comme chantait Hervé Vilard dans une autre vie. Enfin, c'était pas tout à fait cela mais bon, tout cela pour dire que c'est enfin terminé les fils d'actualité sur Facebook remplis de tous ces hashtags avec les mots CANADA, GOGOGO et KEEPBIEBER. 

On s'en sort pas, notre ménestrel canadien est toujours au centre de quelque chose, cette fois il aura eu l'illustre honneur d'être l'objet du deuxième plus populaire sondage sur le site de la Maison-Blanche, sondage qui exige son expulsion vers notre contrée couverte de neige et d'or. Ceci dit, j'aimerais bien pelleter de l'or le matin en sortant de chez moi, mais là on sort du sujet.

Bref, nous voici donc dans une période d'entre-deux, ou ce que les commerçants appellent «entre la Saint-Valentin et Pâques». Mes amis journalistes sportifs ont encore la sueur de leur dur labeur qui perle sur leurs fronts moites que déjà, ils songent aux Jeux de Rio dans deux ans. Ensuite, on sera de nouveau dans l'entre-deux des Jeux qui «se feront dérouler en Chine, dans la région de la Corée» comme nous annonçait l'ineffable Patrice Lemieux.

C'est comme ça, on est toujours entre deux trucs. Entre deux repas, entre deux blondes, entre deux chums, entre deux saisons, entre deux périodes (ce Carey Price quand même hein, ça sent la Coupe, kekchose), entre deux métro, entre deux rendez-vous, entre deux fêtes commerciales (après Pâques, il y aura la Fête des mères, des pères, de la Saint-Jean, du déménagement, du Nunavut, du ménisque gauche, du trampoline – oui c'est masculin -, du travail, de la béchamel et j'en passe). Pour rester dans l'olympisme, l'entre-deux devrait être une discipline sportive acceptée. Vingt-quatre athlètes qui attendent, qui flanchera? Ça ne peut pas être pire que le biathlon...

L'entre-deux est ingrat. On se situe entre quelque chose qui s'est passé, et cet autre qu'on attend. Pensez à ce pauvre Mercredi. Qui aime les mercredis? Pas tout à fait la fin de semaine, pas tout à fait le début de semaine... Dans le party de la semaine, c'est lui qui est seul au-dessus du bol à punch et qui attend que quelqu'un lui parle.

C'est juste moi qui ai cette impression qu'on court toujours après la suite comme ça? Vous êtes toujours en attente de quelque chose vous aussi ou vous prenez le temps d'apprécier le «maintenant»? Même si c'est mercredi (mettons), que l'hiver en finit pas de finir et que vos chocolats ne sont pas encore achetés?

(Répondez pas là, la question était pas pour vous ôtres.  Vous ôtres vous êtes beaux.)


6 juin 2013

Je suis un auteur du dimanche (à défaut d'être endimanché)

On m'a récemment demandé de participer à ceci, et c'est avec empressement et beaucoup de décalage horaire que je me suis exécuté.  On dira que ça se sent, avec raison.  J'ai malgré tout eu beaucoup de plaisir à lire ceci devant une foule conquise en rut.  Quelque chose comme ça.  Il fallait rédiger 1000 mots sur un thème choisi, l'asphalte dans ce cas-ci.  Voici le texte:  

Il était exactement 17h55 (à Reykjavik, Islande) jeudi dernier quand, naïf, reposé et à la veille d'entreprendre mon inévitable retour en sol montréalais, j'ai eu cette brillante idée d'ouvrir ma page Facebook, assis confortablement au bar de l'auberge où nous étions installés. 

«Yo Bonhomme!», m'écrivait Olivier Bruel, en guise d'introduction à un message personnel court qui allait droit au but.  Je vous épargne le reste de ce texte dont la conséquence directe est ma présence ici ce soir.  Clairement, ce sombre individu ne comprend pas le message quand on s'en éloigne de 3749 kilomètres.

« Ce sera sur le thème de l'asphalte »,  me prévient-il.  Ça a la qualité de ne pas être banal comme sujet, mais disons que l'inspiration ne m'a pas frappé de plein fouet.  Toutefois, une demi-pinte de houblon islandais consommée somme toute assez rapidement a cette faculté de nous rendre intéressé à tout et de nous inspirer pour tous les sujets imaginables. 

Le reste de cette demi-pinte et environ cinq heures de tournées de bières et de shooters plus tard, je ne me rappelais plus vraiment qui était cet Olivier Bruel, ou à quoi pouvait bien servir de l'asphalte. 

Le lendemain matin, qui n'était pas techniquement le lendemain, c'est avec un mal de tête, un haut le coeur, les contrecoups d'un décalage horaire en devenir et deux trop longs vols pour un gars pris du vertige que j'ai entrepris le dur labeur d'essayer de définir ma relation avec l'asphalte.  Du même coup, j'en suis venu à tenter de définir ma relation avec Olivier Bruel et ma dépendance aux réseaux sociaux mais 1000 mots étant nettement insuffisants, je me suis ressaisi. 

À l'image de l'étudiant moderne pour qui tourner les pages d'un dictionnaire s'avère être un geste vulgaire et moyenâgeux, je me suis tourné vers Wikipédia pour approfondir ma notion de ce matériau auquel je n'avais vraiment jamais réfléchi avant, sinon pour trouver des mots nouveaux pour le maudire à chaque printemps venu. 

On peut donc y lire, guillemets « l’asphalte désigne un mélange de bitume et de granulats. C'est un matériau « fermé » ne comportant PAS ou PEU de vide. », fin des guillemets. Clairement, monsieur Wikipédia ne réside pas à Montréal.

« Ne comportant pas ou peu de vide ».  Voilà qui était peu rassurant à lire alors que je me trouvais à quelque 40 000 pieds d'altitude en me demandant quel cartel de la construction peu scrupuleux était responsable de la piste qui allait ralentir et, accessoirement, arrêter le mastodonte de 130 tonnes, long de 155 pieds, se déplaçant à une vitesse de 858 kilomètres heure dans lequel je me trouvais.

Asphalte. Ce mot exagérément sous-utilisé dans mon vocabulaire jusqu'à la veille de mon retour était en train de transformer ma vie - qui s'annonçait soudainement rapidement et douloureusement écourtée - en enfer.  La sélection de films médiocres, un repas qui ferait saliver d'envie les patients de n'importe quel hôpital ainsi que le mini-bar hors de prix à bord du Boeing n'ont absolument rien fait pour me changer les idées. 

Je me suis souvent moqué avec beaucoup de condescendance des gens qui applaudissent lorsqu'un pilote réussit à poser son engin.  Ces passagers ne savent rien, aveuglés par leur bonheur d'être enfin parvenus à destination.  Moi c'est l'asphalte que j'applaudissais à tout rompre une fois les moteurs éteints.

Je comprenais enfin tous ces papes modernes qui, à chacune de leur première visite dans un pays quelconque, s'agenouillent pour donner au bitume chaud l'amour qu'ils ont juré de ne donner à aucune femme.

Remis de mes émotions, je rentrais enfin chez moi en défiant avec peu d'autres automobilistes les rues, ruelles et boulevards en ce début de nuit montréalaise.  Cette nappe de pétrole transformée qui me faisait craindre le pire quelques longues minutes auparavant me ramenait maintenant chez moi, auprès des miens.   Soudainement, je voyais le verre à moitié plein.

Installé dans mon salon pour écrire ceci, la tête encore plus décalée que d'habitude et les idées toujours quelque part dans une grosse île au nord de l'Atlantique, j'observais par la fenêtre de la pièce la rue Ste-Dominique s'étendant droit devant moi et dont la fin mal définie se perd derrière  voitures, cyclistes, piétons et – fort heureusement – beaucoup de feuillage.  

C'est à ce moment que je me suis dit que le problème premier de l'asphalte n'est pas sa piètre qualité, sa texture les jours d'été chaud, son odeur ou son aspect dur et stérile.  Non, son principal problème et que quoi que l'on fasse, si l'on se trouve dessus, on sait presque toujours exactement où il nous mènera, ou du moins jusqu'où il peut nous mener.  Ça peut être rassurant par moment, mais encore faut-il savoir mettre le pied sur autre chose et partir, oser un peu le chemin qui ne mène vraiment nulle part.  

À peine revenu, j'ai déjà hâte de repartir, quelque part là où la rue Ste-Dominique semble se terminer, là où l'asphalte est encore personna non grata.  Et cette fois, ce sera sans applaudissements, c'est promis.

15 novembre 2011

Je suis venu te dire que je m'en vais

Être à son compte entraîne beaucoup d'avantages... et quelques désavantages.  Se lever à l'heure normale - soit 11h37 - est un avantage.  Faire l'épicerie au marché Jean-Talon à un moment fort opportun - genre le mercredi 15h57 - en est un autre. 

Être pigiste est bien agréable, mais certains plaisirs de la vie m'échappent.  Comme par exemple écrire un courriel de départ de vacances.  Pour le plaisir, le mien surtout, voici ce que j'écrivais il n'y a pas si longtemps.  C'était hier, quoi.  Rappelez-vous.  Nous étions jeunes, beaux, fermes.  Quelque chose comme ça. 

Exemple 1: 
Le rarement cité Arnold Bennett a dit un jour «Rien de tel que des vacances ratées pour vous réconcilier avec une vie de labeur».  Je suis donc parti tester cet adage. Je serai de retour lundi le 23 novembre, armé de joie, de plénitude et - accessoirement - d'un lunch.
   
Exemple 2: 
Eugène Ionesco a dit «seul l'éphémère dure».  Mais bon, il a également dit «Il y a des appartements où les meubles poussent mal» alors vous en faites ce que vous voulez. Et en parlant d'éphémère, ces deux semaines de vacances dont je profite pendant que vous travaillez passeront beaucoup trop rapidement.   Je serai de retour lundi le 17 août. Le Seigneur vous le rendra au centuple, mais n'oubliez pas de rendre le change.

Exemple 3:
Bonjour! / Hello!  / Ni hao! / Buenos Dias! / hyvää päivää! / konnichi wa!
Eh oui, c'est congé!  Enfin pas pour vous, mais pour moi certainement.  Mais allez, ce n'est pas parce que je me lève à l'heure où vous dînerez qu'il faut m'en vouloir pour autant. Je serai de retour dans un état contemplatif lundi le 20 avril.  D'ici là, soyez sage, mangez fruits et légumes et reculez-vous un peu en regardant la télé, votre mère vous l'a dit que vous allez finir avec des lunettes.

18 mars 2010

Où s'tu travailles, part II

C'est vraiment de la littérature extraordinaire ces offres d'emploi. Aujourd'hui je me trouve complètement diverti par un bureau d'infographistes qui recherche (et rien de moins):

Vous êtes un infographiste talentueux avec expérience. Quelqu'un avec un oeil pour le détail et la capacité de préparer les fichiers en tenant compte des normes élevées de qualité des clients et de l’agence.

Je trouve ça un peu insultant pour les gens comme moi qui sont limités en matière d'oeil pour le détail. Me semble qu'une annonce comme:

Vous êtes un gribouilleur que ses parents trouvent très talentueux avec un désir d'acquérir de l'expérience. Quelqu'un avec un oeil, un bon cou porteur et au moins un rein fonctionnel et la capacité de préparer des repas en tenant compte du Guide alimentaire canadien.

...ça aurait été plus invitant. J'aurais pu leur envoyer mon portfolio, i.e. la fine infographie que j'avais proposée à l'époque à McDo lorsque leur indigeste pizza est venue nous dire qu'elle s'en allait:

Pour la petite histoire: non, le dessin n'a pas été retenu, ils m'ont préféré Donald Pilon. Allez comprendre.

17 mars 2010

Où s'tu travailles pour être beau d'même?

Ce qui est agréable dans la recherche d'emploi - à part la pauvreté, la viande en canne et Louise-Josée Mondoux qui vend ses vidanges l'après-midi - c'est de tomber sur de magnifiques offres de travail.

Par exemple celle-ci:

Directeur(trice) du marketing et de la mise en marché chez BAIN DÉPÔT

- La personne idéale devra être bilingue, posséder cinq anneés minimum d'expérience et une formation universitaire. Expérience dans le domaine de la plomberie et des matériaux de construction serait un atout.


Ça ne ferait pas un superbe film ça?

Action!


Scène 12, intérieur de bar, nuit


La fumée pèse sur le bar et colle à la peau, un vrai soir gris au bord de la Tamise.

Il s'installe sur l'unique tabouret vide. Son regard lubrique se pose sur une grande rousse aux yeux exaltés. Elle s'approche.

D'un geste frivole (plan rapproché des doigts), elle commande au barman deux Ardbeg Uigeadail Islay scotch single malt. Doubles, comme d'habitude.
Les verres se cognent.

Le fixant du regard elle lui dit:

- C'est la première fois que tu viens ici?

- Ouais.

- Tu as une belle barbe et pas de montre. J'aime ça. Un homme fort, décidé, viril. Tu fais quoi pour dégager autant d'assurance et de prospérité?


- Je suis directeur de comptes chez Bain Dépôt. Et toi?


C'est alors qu'elle se suicida d'une balle à la tempe.
___

Hein? Hein? J'écris à Dolan tout de suite!

9 mars 2010

I see dead Burton

J'attendais impatiemment ce film. Comme j'attends impatiemment Tron Legacy. Les deux pour la même raison: retrouver ce qui me fait aimer le cinéma.

Dans le cas de Burton, c'était Edward, Ed Wood et Big Fish, ses trois films les plus accomplis. Dans le cas de Tron, c'était Jeff Bridges et le fait que quand j'avais 12 ans, en 1982, Tron était la quintessence du film techno-brillant, alors que l'aventure informatique nous promettait mer et monde et qu'un kid comme moi ne pouvait qu'espérer être aspiré dans un tel environnement.

J'ai acheté le DVD de Tron, je l'ai revu et revu et revu, encore aujourd'hui je ne lui trouve aucun défaut. La magie fonctionne. Nous sommes en 2010. Mon film préféré (non, c'est pas Blade Runner) demeure un truc de 1939, un certain magicien au bout de la Yellow Brick Road.

Parce qu'un film, comme une photo, comme un vieux texte, comme une vieille odeur imprégnée dans notre cortex, nous ramène à un moment important... parce qu'un film donc, nous ramène parfois - magie! - à un moment particulier... bin moi c'est ça.

La vieille sorcière avec ses singes volants (Oz), un gars de Disney avec son frisbee techno (Tron), un type qui dope son vieux père mourant en lui montrant un vidéo d'orignal (Un Zoo la nuit) et Colin Firth qui me scie en huit (A Single Man)... bin c'est ça mon cinéma. Un cinéma qui n'est pas que démonstration de savoir-faire, mais d'audace et de poésie.

Audace, je réfère à des trucs actuels: Hurt Locker, District 9, La Donation, un mélange hétéroclite totalement, j'assume.

La poésie? Bernard Émond, Tom Ford, Jason Reitman, Léa Pool. J'ose: Podz. Les 7 jours du Talion, le denier film pour lequel j'ai écris un texte rémunéré. Une poésie froide, cruelle. Un grand rendez-vous.

On parlait de quoi? Ah oui, Alice! Un film techniquement réussi. Très beau.

Manque la folie. Manque le regard libre. Manque le réalisateur. Un projet façonné de toute pièce pour Burton. Dommage qu'il ne soit pas là. Je l'attendais tant.

J'espérais Burton. Je n'ai pas encore vu Precious. Leçon de cinéma: arrête d'attendre, prends ce qui passe.

11 juin 2009

Le jeu du jeudi

Un petit moment détente, à la suggestion de l'ami Patrice.

Jeu: trouvez la future ex-épouse de Silvio Berlusconi dans cette collection de photos de Mick Jagger. Du plaisir pour tous!

18 mars 2009

Des vacances de rêve

Je fais mes valises tusuite.


9 février 2009

Philémonpédia: La bataille des plaines d'Abraham

Philémonpédia: parce que savoir, c'est fort!

LA BATAILLE DES PLAINES D'ABRAHAM



Parce que vous avez aimé notre vulgarisation de la Guerre de sécession, l'équipe complète de Philémonpédia a décidé de vous gargariser de son savoir et de vous présenter en quoi la bataille des Plaines d'Abraham constituent un élément clé de notre devoir de mémoire.

Ça, ou on ne savait pas comment meubler notre soirée.

DONC.

Tout le monde sait très bien que la bataille des Plaines opposait les méchants anglais - personnifiés ici par notre lieutenante gouverneuse Michaëlle Jean, aux bons et gentils français, que représente de façon abondante le pas-encore regretté Réal Giguère.

Allons-y avec un peu de visuel, Serge. Toc, les plaines d'Abraham (mais qui était-il au juste?) et nos Wolf et Montcalm, vulgarisés:


S'étant levé de mauvais poil, le général Montcalm ordonna à son plus fidèle disciple, Micheline Montreuil, de lui faire des roties «sunny side up». Ce dernier... enfin cette dernière... enfin ce... chose là s'exécuta, mais tout croche et notre bon général jeûna, pour faire une histoire courte.

Les coulisses de l'histoire présentées sur le Canal Historia auront tôt fait de remettre les choses à leur place; la sous-gradée Montreuil ayant fait défection - un mot prisé par le général Montcalm - pour se joindre aux Klingons. Allez comprendre pourquoi.

Bref, une fois rendus sur le terrain... euh...

Menfin bref, pour résumer l'affaire, les anglais gagnèrent, au grand plaisir de Pierre Falardeau qui y puisa l'essence d'une vie et de cette période trouble naquit la phrase mainte fois dite dans un resto près de chez vous: «je vais prendre mes toasts sunny side up, Micheline».

En dire plus serait du bourrage de crâne.

La semaine prochaine, on vous présente le Sri Lanka et l'apport de Marguerite Blais à la culture locale.

4 février 2009

27 janvier 2009

Tasse-toi, Van Damme

C'est pire que Karate Dog, ce qui n'est pas peu dire...

14 janvier 2009

Ex-Ex-Centris

Je ne serai ni le premier ni le dernier à bloguer sur cette triste nouvelle parue ce matin dans Le Devoir : la vocation cinématographique de l'Ex-Centris tire à sa fin, le mécène Langlois ayant décidé de convertir l'endroit en «lieu d'exploration culturelle diversifiée».

Difficile de lui en vouloir, il peut bien faire ce qu'il veut, si on se rappelle qu'à la naissance de l'endroit, tous s'entendaient pour saluer le geste de cet homme «argenté» qui mettait son oseille là où Téléfilm ne le fera jamais: le «petit» cinéma d'auteur.

Entendu aujourd'hui au travail: «bof, fermeture d'une salle de pédants ou personne ne va anyway». Voici qui en dit long sur l'état de nos structures culturelles. J'ai dit état? J'ai dit culturelles? Oh boy...

D'accord, si on associe les salles de l'Ex-Centris au Café Méliès qui nous fait payer une eau minérale 28 dollars... On confond les fruits et les légumes. L'Ex-Centris avait (quelle tristesse de déjà parler au passé), avait cet avantage donc de ne vendre QUE des billets d'admission. Oublions les friandises, les jouets et toute cette mascarade qui n'en finissent plus de faire oublier le film désiré... L'endroit proposait des films, point barre. Des films outre-mers autant que des films de réalisateurs/trices d'ici, ne l'oublions pas, qui jouissaient AU MOINS d'une salle, ne fut-ce que l'instant d'un clin d'oeil.

On se tourne vers quoi maintenant? Le Beaubien? Certes, longue vie au Beaubien qui accueille tous ces films qui ne passent pas ailleurs. Mais le Beaubien, avec toutes les qualités qu'on veut bien lui donner, n'a pas une présence dans le coeur de Montréal. Son poumon ne pompe pas l'air du centre-ville. La paresse fait loi: allons voir un film au CENTRE-VILLE. Il reste quoi, le Cinéma du Parc, avec ses projections «Super DVD» qui en fatiguent plus d'un?

Cette nouvelle a suscité son lot de mécontents. Avec un peu d'espoir en banque, peut-être pouvons nous espérer que le généreux propriétaire du complexe analysera autrement sa décision. Sinon, quel avenir pour le FNC? Devra-t-il se battre - avons-nous besoin d'un tel combat pour un festival si important? - pour faire sa place en 2009?

En attendant, je vous invite à lire l'excellent texte de mon ami et collègue Antoine sur la distribution des films au Québec, ainsi que son compte rendu sur dvdenfrancais.

Et pour ma part, je rejoins Helen pour le fond de sa pensée: #%?(&**&FU%$$%CK

13 janvier 2009

Balaie, Forrest, Balaie!!!

Tout ce silence bloguien, cette absence pour en arriver à ceci: du balayage.

En effet, cet inefficace blogueur s'est transformé, l'instant d'un instant, en inefficace CURLEUR, du mot CURLING qui signifie «celui qui garnotte une roche sur de la glace en se gelant un genou».

J'avais justement un genou de trop, hop je me suis lancé.

Officiant à titre de remplaçant, la barre était haute. Genre à la cuisse. Me voici membre partiel de l'équipe des HENRI RICHARD, peu s'en faut.

Comment mieux résumer mes deux heures de glace que comme ceci:

Garoche... glisse... garnotte l'affaire trop fort... balaie, balaie... bon le coeur va me lâcher, c'est bin long cette ostie de glace là, cibole... une balayeuse centrale, ça vous tentait pas?

Bref, on a gagné notre match, malgré moi qui a tout fait pour garnotter l'affaire carrément dans le mur en face avec toute la dextérité d'un épris de culturisme. Dans mes moments plus doux, c'est encore beau si le caillou a fait 4 mètres sans appeler un taxi pour l'amener plus loin.

Bref, une expérience absolument excitante, qui a fait appel aux 4 muscles me restant, sans compter celui du cou. Une semaine plus tard, je me paie encore des masseuses thaïlandaises pour oublier la douleur.

Dire que je pleurais de désespoir quand mes parents m'obligeaient à passer la vadrouille dans la maison. Comme quoi être propre ne paie pas. Ne le dites pas à ma plus jeune sivouplaît.

23 septembre 2008

À force de se tagger, on va attraper un rhume

Nous y voici, une «tag» de l'ami Antoine qui veut savoir à quoi mon espace de travail ressemble. Dieu merci, ma douce tante m'a - pas plus tard que ce ouiquinde - offert de jolies plantes pour ragaillardir cette zone sinistrée.

Notez au passage le beau placement média des pancartes électorales de Justin Trudeau, volées avec beaucoup - BEAUCOUP - de plaisir sur ma propre rue.

Il manque l'ordi, je sais, c'est avec lui que j'ai pris la photo.




Je refile cette tag à Sof, et je la défie de mettre Lucie dans le portrait.

8 septembre 2008

Ne souriez pas

Je me suis préparé toute ma vie à cette photo. Les airs bêtes et tout. C'est immanquable, plus je souris pour le photographe, plus j'ai l'air a) bête; b) intellectuellement déficient; c) pédophile; d) pédophile bête intellectuellement déficient.

Pour ma photo officielle de passeport prise aujourd'hui, j'y ai été pour la totale. Je suis tellement fier du résultat. Si le bureau des passeports me refuse cette photo, je leur envoie derechef une photo de survivant d'Auswitch en lieu de la mienne.

Et avec une mise en page à la Journal... Si je n'ai pas droit à de violentes fouilles complètes avec ça... Entéka, j'aurai essayé hein.




Zoom Airlines a fait faillite pour moins que ça.

1 septembre 2008

Comme quoi un malheur ne vient jamais seul...

Comme si ça c'était pas assez...


Voici que...




Take a kayak and run! Ligaturez cette femme, quelqu'un!

20 juillet 2008

Le pouvoir d'un pot Masson

Comme quoi une expérience de latrines vous chamboule une vie.

Un petit post écolo, pour une fois. Un truc de même que je vous passe, pour ceux qui s'inquiètent de gaspiller 172 litres d'eau pour flusher un petit pipi pressé.

Votre cuve d'eau (dans votre dos, pas sous vous là), mettez un pot Masson dedans. Ou tout autre réceptacle, un bol, une brique, une belle-mère, que sais-je? Ce que ca fera? L'eau du contenant restera dans le contenant quand la cuve se videra pour envoyer aux oubliettes votre... euh... élan de générosité. Ce faisant, moins d'eau sera nécessaire a chaque fois. Nos cuves contiennent trop d'eau de toute façon.

Au bout d'une année, ça commence a faire pas mal de gallons sauvés ça. Un truc de mègne.

17 juillet 2008

Par ici monsieur McCartney

Le célèbre insecte du quatuor de Liverpool soulève un tollé et engendre des pétitions et des messes basses sur sa venue aux festivités de Québec, qui ma foi ont déjà assez de problème comme ça.

Je ne savais trop quoi penser de ça, mais l'amie Arcane nous garnotte ses réflexions qui ma foi... décapent.

Way to go, girl!