28 décembre 2007

L'ironie qui fait mal

Une maudite chance que je ne m'occupe pas du fil de presse tous les jours, je virerais au vert.

Ces deux nouvelles ont été entrées une après l'autre. Trouvez le fil conducteur et gagnez une soirée avec Condoleezza Rice.

Entrée à 11h16:

Entrée à 11h26:


C'est tu ça qu'on appelle le Yin et le Yang?

27 décembre 2007

On a tous nos problèmes

Lu dans les journaux d'ici...


Lu dans un quotidien pakistanais...


On est bien peu de choses!

22 décembre 2007

Tcheke bin ce que je vais faire de tes cadeaux de Noël, chose

Ou: lorsque l'auto-dérision GÉNÉREUSE de papa se fait ouvrir à la scie à chaîne.

En revenant de Saint-Bruno, où mademoiselle suit des cours d'équitation dans le but de lui forger un caractère snob et princier, la voici qui accompagne sa marche rapide d'un hoquet bête et méchant.

- Père doux et digne (je ne me rappelle pas vraiment le terme exact, mais c'était, genre, ça); père doux et digne donc, j'ai le hoquet, fais moi peur.

Tout de suite, mon imagination débordante se met en mode vibration.

- Ok. Hum... C'est la dernière fois que je t'amène à des cours d'équitation.

- Non, ça me fait pas peur ça, ça me fait de la peine, gros chien sale insensible, à la veille de Noël, tu parles d'une proposition stupide, espèce de Goebbels du XXIe siècle! (les notes en gras sont des ajouts personnels inspirés du ton de voix).

- Bon. Ok. Hum... La prochaine fois qu'on va se rendre à un cours d'équitation, je m'y présenterai nu!

Ici, je me dis «elle va rire, elle va voir que je m'offre sur un piano d'argent pour un petit commentaire désobligeant mais oh! combien cute de sa part, genre 'ouf, on va avoir peur c'est vrai', tsé, quelque chose de charmant, gentil, propret et tout.» Ah ah ah. Quel con. J'ai surtout apprécié le 0.00000045 nanoseconde de réflexion de sa part avant de répondre. Je recommence donc ma phrase, pour ne pas perdre le timing du propos. Notez le pas de pause dans la réponse:

- Bon. Ok. Hum... La prochaine fois qu'on va se rendre à un cours d'équitation, je m'y présenterai nu!

- Nu? J'aurai pas peur, je vais avoir HONTE.

M'apprendra à me donner tout entier la prochaine fois. Honte! HONTE! Aille chose, quand on t'a fait, maman ne m'a pas caché derrière un drap. Enfin je pense pas. S'rait son genre, remarquez bien. AH VOUS ÊTES BIN TOUTES PAREILLES.

18 décembre 2007

L'Armageddon, comme si vous y étiez

Soucieux d'informer convenablement la population, Ze Journal titrait ce matin, bien humblement: L'ENFER BLANC. Voui voui. Voyez plutôt:

Ah l'Enfer! Belzébuth doit se retourner dans sa tombe. Enfin, peut-être pas sa tombe mais il doit se retourner, bon. Ou se gratter, qu'en sais-je?

C'est bien vrai que l'on vit l'ENFER sur les routes, dans nos écoles, dans nos transports, dans notre économie. J'espère que ceux qui geignent, ceux qui prétendent vivre un véritable ENFER auront une pensée pour nous et qu'ils nous enverront de l'argent ou des voeux de sympathie bien mérités.

Je pense au Darfour.

Je pense aux Palestiniens qui assistent, impuissants, à la démolition de leurs maisons.
Je pense à cette voisine à deux coins d'ici, incapable de payer le loyer, qui se demande bien ce que mangeront ses deux chérubins demain soir pour souper.


Wow, de la neige! Un véritable enfer, c'est vrai. On se rassure au moins, quand il neige, qu'est-ce qu'on se tient comme collectivité. Qu'est-ce qu'on se tient.

11 décembre 2007

Les maladies s'attrapent par la bouche

Bon, tout juste que je me remets d'une virulente grippe d'homme qui a failli sonner mon trépas - au grand dam de moult créanciers - voici que la Sof me germicide via un tag. Si je tousse, pis crache pis atchoum! mes poumons demain, tout en râlant mes derniers spasmes de vivre, c'est sa faute.

Donc, 5 vérités sur moi que les gens ignorent.

C'est qui ça, ces gensses-là? Anyway, voici donc.

1. Je ne suis pas bête, j'ai juste l'air bête. C'est pas de ma faute, moi qui suis un Brad Pitt en dedans. Bon ok, vraiment en dedans. Et pis, vous êtes juste jaloux.

2. J'ai réussi à placer «Bernardo Gui» dans ma dernière critique, parce que je trippe sur le mot «Gui».

3. Antoine est moins beau que moi.

4. J'adore les voitures, je pourrais démonter un moteur et le remonter les yeux fermés. Et le capot fermé. Je fais d'ailleurs un excellent modèle érotique sur un capot de voiture. Et pis, vous êtes juste jaloux.

5. Antoine est moins beau que moi.

Qui dit tag dit virus, que l'on se passe la bouche ouverte. Je passe donc la chose vers le faux Richard Martineau, qui, comme la Vieille dame dans la chaussure, saura quoi faire.

7 décembre 2007

Comme un paon

Être fier de son enfant (je le suis) et de ses amis (je le suis), ça redonne du piquant une journée où on aurait apprécié demeurer prostré dans un coin, en petite boule.

L'objet de la fierté est ici, pour le texte et le geste, dans l'ordre ou le désordre.

5 décembre 2007

L'empereur est nu

Les mois et les semaines s'égrainent. Autrefois, dans un temps pas si lointain, je ne m'en rendais pas «trop» compte. C'était sans compter sur Chose là, qui s'amuse à me taquiner avec son âge qui profite à la vitesse grand V.

C'était hier me semble, au détour d'une taquinerie de ma part, toute sympathique, où mon héritière réagissait avec plein d'amour dans la voix en me lançant des «tu vas gâââcher mon mariage, je le sais» et autres «ah! tu connais rien» (suivi d'un vaillant claquement de porte de chambre). Le bon temps, quoi.

J'ai même eu droit, pas plus tard que le ouiquinde passé, à «Je n'ai plus de père, qui êtes-vous?» parce que j'ai eu l'AUDACE de me présenter devant mademoiselle avec un t-shirt solidement ancré dans un pantalon. Ok, j'allais mettre quelque chose de noble par dessus pour masquer l'impair - genre une chemise défraîchie - mais MADAME a tout de suite noté l'affront vestimentaire.

Bref. Avant on se taquinait et c'était correct. En ce sens où mon habillement la laissait de glace - sauf la maman de l'héritière, qui refuse toujours de repasser mes bas, allez savoir pourquoi. Bref, je laissais mini-moi de glace en ce qui me concerne, mais tout commentaire sur son accoutrement et ses bonnes manières me valaient un passage obligé devant la Cour Suprême.

C'est pu de même là.

Je ne sais pas trop ce qui s'est passé entre la nuit du 12 au 13 octobre, mais là NON seulement jeune fille ne relève plus l'affront de mes attaques malveillantes en hurlant devant l'espèce humaine son désarroi, mais elle embarque dans mes blagues cruelles. Ce qui me laisse, vous devinerez, pantois et sans mot. Exemple, ce soir.

On revient de l'école. À sa petite main, les photos officielles de l'année scolaire. Bien sûr, papa a MAL CHOISI la photo, et aura coché la mauvaise case. En lieu de "hey, voici notre jolie fille avec son air 'wow, y'a une caméra je vais sourire' assise sur un banc", j'aurai maladroitement coché la colonne 'photo officielle DEVANT la facade de l'école', toujours avec la jolie fille "wow, y'a encore la même caméra je vais sourire".

Mes amis personnels noteront avec stupéfaction mon étourderie d'avoir coché la mauvaise case. Ils apprécieront cet aspect sympathique de ma personnalité et ne COMMENTERONT PAS.

Bref, revenant de l'école, je balance à l'héritière:

- C'est dommage, une si belle photo de facade de ton école, il y a une petite fille qui vient gâcher l'image. J'espère que je pourrai la retirer avec Photoshop. Une si belle école.

Techniquement, à ce moment précis de l'histoire, je m'attendais à une salve de haine et de jus de bouche. J'ai plutôt eu droit à:

- Oui c'est vrai, si tu utilises tel outil dans Photoshop (son terme était trop technique pour moi), tu pourras retirer ma photo et rajouter celle d'une personne de ton choix.

Je n'invente rien.

Je vois sa jeune naïveté s'étioler, à mon grand regret. Et avec elle, mon compte en banque. Demain matin, j'envoie une bouteille de vin à mon urologue. Il gèle mal, mais il coupe bien.

Vivement le secondaire. Quelqu'un a une copie de Tanguy à me prêter?