30 janvier 2008

Quand on relativise les choses

Ça fait des années pourtant qu'on a cette habitude, le samedi matin, de partir pour la leçon de piano. Plus maman que moi, je suis inefficace la fin de semaine avant midi. De mauvaises langues diront que je suis inefficace, point à la ligne. Tous des jaloux.

Mais bon, c'est ancré dans les habitudes depuis si longtemps, personne n'en a jamais fait un plat. Et là, hop! changement d'horaire pour une semaine, la leçon aura lieu un mercredi soir au lieu d'un paisible samedi matin. C'est loin de chez nous, dans l'Est. Ça se fait bien, mais c'est loin. On s'en fout.

- Merci de m'avoir accompagnée ce soir.

- Bin, ça me fait plaisir, tsé.

- Non mais merci. C'est quand même deux heures trente de la soirée pour un trente minutes de cours. Je voulais juste dire merci.

- (silence). Bin voyons, c'est rien du tout.

C'est vrai que c'est rien du tout. Ni pour moi ce soir, ni pour maman tous les autres samedis. Depuis quand le pris pour acquis devient une longue suite de remerciements? Ça vient avec la job chose, t'as pas à nous remercier. Un petit merci, d'accord, «elle est donc bien élevée cette enfant-là». Mais calculer le temps? Donner un poids aux minutes qu'on passe avec toi? Une carte poinçonnée avec ça?

Tu nous jures que tu vas mal vieillir à compter de MAINTENANT ok?

Et pour ta gouverne, les garçons, c'est toujours NON! Compris? Quoi qu'en dise ta mère!

1 commentaire:

Pascale a dit...

L'est n'est donc pas un no man's land dont personne ne revient, Philémon peut en témoigner.

By the way, est-elle aussi reconnaissante envers sa mère qui le fait chaque samedi aussi? Sinon c'est très injuste et là, c'est toi qui devras compenser avec maman pour qu'elle se sache appréciée.