29 juin 2007

Philémonpédia: le terme «Expérimenter»

Philémonpédia: parce que savoir, c'est fort!

EXPÉRIMENTER

Depuis l'aube des temps, l'Homme - avec un grand H, celui qui
se gratte dès qu'il s'extirpe du lit - a expérimenté. Toutefois, c'est dans le cadre de son travail intra-cubiculaire que l'expérimentation a obtenu ses lettres de noblesse.

Qui n'a pas, lors d'une journée passablement peu féconde en termes de motivation au travail, remis en question les lois invisibles de la physique qui font du monde dans lequel on vit... le monde dans lequel on vit.

Pas en reste, nenni, nenni, Philémonpédia répond pour VOUS, pu
blic averti et puéril, répond donc à certaines questions qui ont défié les esprits fertiles de nos meilleurs éléments depuis des millénaires. Ou depuis lundi dernier, c'est selon.

Voici donc.

Question: combien de morceaux de rubans sont nécessaires pour tenir en place un pot régulier de yogourt sur un écran cathodique?

La réponse, comme vous pourrez le remarquer dans l'image saisissante que nous vous fournissons gracieusement, est DEU
X.

La science, une fois de plus, est bien servie.


La portion «recherche et développement» de ma feuille de temps de cette semaine fera des envieux, à coup sûr.

NDLR: aucune expérience scientifique n'est complète sans l'inclusion.. l'inclusivité.. l'inclusse... sans inclure une tortue, voilà.

23 juin 2007

Antoine me refile une maladie

Bon j'étais tranquille pénard gentil pépère dans mon salon en train de télécharger des fonds d'écran de nus de Denise Bombardier quand le blogue de mon ami Antoine sonne.

Il me propose un petit tag littéraire. Tiens c'est amusant ça. Évidemment, je cache les trucs que je veux VRAIMENT lire et je les remplace par des trucs que personne connaît. D'ailleurs, j'ai toujours pas encore terminé le fameux recueil ن افشال تحرك الجامعة العربية الذي كان يهدف الى احياء الحوار الداخلي، حذر وزير qu'un ami m'a prêté. Faudra que je vous le passe un jour tiens.

Bon, silence je tourne. Voici :

4 livres qui ont marqué mon enfance
J'ai vraiment commencé sur le tard la lecture de romans dont je ne pouvais colorier les pages, comme aime dire mon ami Patrice. Je dévorais la bande dessinée par contre.

- Toute l'oeuvre de Fred - Philémon, qui a changé ma vie. Êtes-vous surpris?
- Pif Gadget, vieille revue française à laquelle j'étais abonné. Vous riez, mais j'étais le seul de ma classe en 4e qui savait c'était quoi un chataîgnier. Merci Pif.
- La série Rubrique à brac, de Gotlib. Car le fond de l'hère effraie.
- Mes grands-parents avaient - je ne saurai jamais pourquoi - une boîte pleine de Martin le Malin, dont j'ai dévoré tous les numéros. La preuve qu'on peut écrire, dessiner et rythmer une histoire de façon médiocre, mais en vivre quand même. Je crois que le gars qui a fait cette série écrit des films maintenant, je reconnais son style dans le tiers des films que je vois...

4 écrivains que je relirais, encore et encore
- Michel Tournier
- Alessandro Baricco
- Patrick Sénécal
- Boris Vian

4 écrivains que je ne relirai plus
- Jacques Ferron, dont l'Amélanchier m'a tué
- Michel Tremblay
- Denis Monette. Oui oui, j'ai lu deux paragraphes pour le fun. Ce l'était pas.
- Nathalie Petrowski. Ah non, je l'ai jamais lue ça compte pas...

4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque
- La pierre et le sabre, d'Eiji Yoshikawa. Me manque le courage d'affronter ses 900 pages mais ça s'en vient.
- L'Étranger, de Camus
- J'irai cracher sur vos tombes, de Vian
- L'arrache coeur, toujours de Vian, pour une troisième fois

4 livres que je suis en train de lire
- La trilogie des Fourmis, de Bernard Werber
- Les ébauches de textes de Sof. Et ça promet!

4 livres que je n'ai pas terminé
- Le pendule de Foucault, d'Umberto Eco. C'est beau chose, je le sais que tu es brillant, mais relaxe un peu, respire, mange un fruit comme dirait l'autre.
- La Pierre et le sabre, mais je vais recommencer, promis.
- Le Guide de l'auto
- Comment lire les panneaux de signalisation

4 livres que j'apporterais sur une île déserte
- Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Tournier
- Dune, de Frank Herbert
- Novecento, d'Alessandro Baricco
- Cuisiner les animaux exotiques d'une île déserte, de Ricardo Larrivée


Voilà. Je ne pourrais pas ne pas donner cette tague à mon ami Zourigne, grand romanivore devant l'éternel. Et tiens je pointe aussi du doigt Sophie et Mr. Rappaz. J'ai déjà hâte.

22 juin 2007

Faut le faire quand même

C'est quand même fort.

Je devais trouver un cadeau aujourd'hui. Une thématique simple: le café. Pas une poche de café plate là, quelque chose, une cafetière, une tasse avec Colargol dessus, une photo de Michel Dumont qui garnotte des grains non torréfiés par terre avec sa grosse règle de bois.

Je me rends donc... au Marché Jean-Talon. J'adore le Marché. Mais pour y trouver un truc café original hein, on repassera. J'aurais pu aller dans une confiserie, une maroquinerie ou me faire dessiner la face en caricature au Vieux-Port, ça aurait fait pareil.

D'un coup, l'éclair me frappe: Saint-Laurent, la petite Italie. Je peux pas trouver plus "café" que la petite Italie, à part me payer un billet pour le Brésil et sodomiser l'âne de Juan Valdez pendant que son maître récolte à grosses gouttes de sueur les grains de café que Nabob snobera en les garnottant sur le plancher.

Bin j'ai fait toute la petite Italie, et je suis revenu bredouille à la maison. Ah, pas qu'y'avait rien, j'en ai eu des trucs dans les mains. Ah, trop ceci, trop cela, poutepoutepoute.

Les cadeaux, ça devrait être aboli. Voilà c'est dit. Au moins, Juan était réceptif, il m'a frotté le crâne. Mais il sentait le chameau, ce salaud. Pauvre âne cocu.

19 juin 2007

Du ROM, des femmes...


Eh oui je suis un pirate maintenant. Rasé de près, lustré comme un saoûl neuf. L'eau me glisse sur le crâne comme un beur dans la poêle.

Mais ce qui est vraiment plaisant, c'est que maintenant on m'appelle Monsieur Depp, car je suis rendu vilain, mais coquin et séduisant, comme l'acteur qui prête (à ce prix là, j'appelle ça vendre mais bon) ses traits au célèbre Jack.

Bon ok, j'ai peut-être pas toujours droit à du "monsieur Depp".... À du "monsieur" mettons.

... bon, "heille chose", c'est l'équivalent 21e siècle du "monsieur" alors ça compte.

Ah pis... regardez là-bas, ya un minou. Pis sacrez moi donc patience, mille sabords.

18 juin 2007

Ce n'est PAS arrivé près de chez vous

Je ne dormais pas l'autre soir. Donc je n'ai pas rêvé ce qui suit.

Je me promenais dans une piscine désafectée. Un lutin bleu m'intercepte alors que je dansais la java.

Il me dit la chose suivante:

"Pourquoi?"

Bin.... euh...

Je me suis à maintes reprises posé cette même question. Si un lutin bleu interceptait une de mes danses lascives....

Je lui ai répondu la seule chose qui m'est venue à l'esprit.

23.

Voilà. En cas de doute, la raison d'être est 23. Me reste plus qu'à trouver les 22 autres et tout baigne.

11 juin 2007

Philémonpédia: l'expression «Je fais ça en arrivant»

Philémonpédia: parce que savoir, c'est fort!

JE FAIS ÇA EN ARRIVANT

Expression consacrée provenant de la France médiévale du XIIIe siècle, de Poitou plus exactement. À l'origine, j'eussiâme fait cela arvant' désignait la besogne que devait effectuer la plus jeune de la famille à son retour des champs.

Au XXIe siècle, l'expression a subi moult changements de sens pour désigner 1) un changement hormonal soudain; i.e. «S'il pense qu'il va rester chez nous en plus... Je te fais ces valises-là en arrivant»; ou 2) un pense-bête qui a plus du bête que de la pense; i.e. «Oui c'est sûr, je m'en occupe crois moi, je fais ça en arrivant».

L'insistance sur le «ça» marque de façon tangible et irrévocable le degré de non-participation du sujet à l'action qu'il doit «exécuter». Plus le «ça» est insistant, plus le sujet se désistera.

NE JAMAIS utiliser l'expression «Je fais ça en arrivant» si vous êtes nihiliste, arriviste, philatéliste ou tout simplement incapable d'arriver à l'heure. Utilisez une phrase moins précise mais plus à propos, comme par exemple «mes avocats communiqueront avec les vôtres» ou tout simplement «laisse un message à mon coloc, ça va se rendre».


2 juin 2007

J'ai pas traversé l'Atlantique en ballon

Ça doit faire huit ans que je l'ai pas vu. Travaillait à la Maison du père à l'époque. Un petit boulot en attendant autre chose. Un gars bourré de talent, défroqué de l'École d'architecture parce que les architectes en devenir le faisaient chier. Ils voulaient construire des concepts, des trucs pour gagner des prix, qu'il me disait. Voulaient pas construire des piaules pour que les gens y vivent leurs vies simplement, élèvent des familles, y fabriquent une vie. Non, ils voulaient construire du faux-rêve pas achetable, pas baisable, pas rien. Alors il a laissé tombé et il est allé faire autre chose. Il a bien fait. Il a crissement bien fait.

Mais là je ne sais pas trop ce qu'il fait. J'avais tenté de reprendre contact, je l'ai cherché mais juste un peu. Pas trop, car c'est ce genre d'amitié qu'il ne faut pas remuer ciel et terre pour enflammer. Faut juste être là au bon moment. Je me suis convaincu par la force des choses que nos routes se recroiseront un jour. Et qu'on reprendra la conversation laissée la veille.

Mais il m'a laissé un héritage moral assez intéressant. Vous savez ce qu'il a fait? Non c'est impossible, vous pouvez pas savoir. Ça peut sembler anodin mais ce l'est pas. Il a dîné au milieu d'une route. Ouais, en plein milieu.

Il a traîné son vieux bazou, il y a de ça 1000 ans, sur une route qui menait à la Baie James, quelque chose comme ça. Loin. Creux. Le loin du creux. Et presqu'arrivé là, ne rencontrant nulle âme qui vive, il a bivouaqué, hop, en plein milieu de la route, sur la ligne jaune sauvagement défraîchie par les intempéries et le manque d'attention.

Moi ça m'allume ce genre de truc. Je veux faire ça quand je serai grand.

Je veux aller voir là-bas. Sans âme qui vive. Garer la voiture, installer ma petite nappe, mon couvert, sortir mon repas frugal et m'asseoir sur mon froc, en plein milieu d'une route. Et patiemment engloutir ce que j'aurai eu le coeur d'amener avec moi. En plein milieu de nulle part, en plein milieu d'une voie qui sert à amener personne nulle part.

Je prendrai une photo et je la mettrai dans mon salon, plus tard, beaucoup plus tard. Et je la pointerai en me disant que j'ai peut-être pas traversé l'Atlantique en ballon, mais j'ai mangé sur la ligne jaune d'une route à deux voies qui n'a amené personne nulle part, et ne l'a pas ramenée non plus, cette pas de personne-là.

C'est ça que Paul m'a légué. Je lui dirai quand je le verrai. De toute façon avec ma chance, c'est lui qui me forcera à me tasser sur cette putain de route. Mais j'aurai prévu hein.

Il y aura couvert pour deux.